14/04/2010

Compte à rebours lancé!

Après ces mois d’absence, certains auraient pu croire que j’étais disparu, gelé par un hiver trop rude.

Eh bien non, le projet continue, il accélère même.

Pas d’hibernation ni de retour à la vie végétative, mais la préparation théorique à la navigation côtière et hauturière avec un cours intensif donné au Royal Nautique Club Sambre et Meuse à Wépion, club dont un des fondateurs est Félicien Rops, eh oui !!!

Les cours, donnés par Jean-Pol Halleux nous ont conduit vers la réussite des brevets sanctionnant ces formations. Ce fut l'occasion de connaître  Caroline, Bernard, Jacques, les deux Alex et l'autre Bernard, le complice de Jean-Pol.

Je sais donc me servir d’une carte, calculer ma route, en fonction des courants, des vents etc. Et même s'il me reste beaucoup à apprendre, je me sent tout de même prêt, même si un peu d'angoisse face à l'inconnu fait de temps à autre surface.

Ensuite, j’ai reçu les documents attestant de la radiation du pavillon Espagnol du bateau. Tout ça grâce à Juan, le beau-frère de Christine, qui a su réveiller les fonctionnaires de son pays natal et aussi grâce à l’enquête de satisfaction faite par la société à laquelle appartient le courtier qui m’a vendu le bateau. En fait j’ai dit mon désarroi de rester sans nouvelles de mon bateau malgré la promesse faite de continuer la surveillance de mon bien et de me tenir au courant.

Efficaces les Britanniques, trois jours après l’envoi du questionnaire, le courtier reprenait contact et depuis tout est rentré dans l’ordre.

Une fois le document espagnol en ma possession, j’ai constitué un dossier, accompagné de la traduction, faite avec la même mise en page que l’original et je me suis rendu au Service Public Fédéral Mobilité et Transport, à Bruxelles.

Au sujet des demandes d’immatriculation en eaux intérieures et de lettre de pavillon, les formulaires « Word » disponibles sur le site du ministère, ne génèrent pas un numéro d’ordre comme indiqué sur la page. Le système d’activation des macros nécessaires à l’automatisation des formulaires ne fonctionne pas, car Word refuse de libérer les macros à cause des risques d’infection virale. Il faut donc remplir les exemplaires proposés, les imprimer et se rendre en personne au guichet du ministère où un numéro d’ordre sera attribué par le fonctionnaire qui vous accueille de manière très aimable et qui se démène pour essayer de régler votre problème.

La plaque de navigation en eaux intérieures vous est remise immédiatement, par contre la lettre de pavillon (uniquement pour les « navires », c’est-à-dire les embarcations destinées à naviguer en mer) demande un délai plus long, car cela demande un travail administratif plus important et les fonctionnaires doivent tenir le guichet le matin et faire les travaux administratifs l’après-midi. Avec un effectif réduit depuis que partout l’État ne remplace plus les départs à la retraite, pas étonnant que cela prenne du temps.

Bref, je m’en suis retourné heureux et déçu à la fois, car je pensais que tout serait fait en une fois, mais heureux d’avoir mon immatriculation fluviale.

Car pour la première fois, « PAQUITA » avait une existence légale et ça c’était un peu toucher du bout des doigts le rêve devenu réalité.

Restait ensuite à obtenir ma licence radio, mon numéro ATIS pour le fluvial et MMSI pour la mer, mais comment faire lorsque les formulaires de demande exigent d’inscrire le numéro de la lettre de pavillon ?

J’ai écrit au fonctionnaire qui avait signé mon brevet SRC en lui expliquant que mon temps était compté pour aller chercher mon bateau, que je devais encore faire programmer ma radio de bord et que l’emplacement du bateau me coûtait cher. Ces gens sont reconnus pour leur serviabilité et l’énergie qu’ils dépensent sans compter pour aider leurs concitoyens me suis-je dit alors qui ne risque rien n’a rien.

Le lendemain, un courriel me demandait de bien vouloir envoyer ma demande de licence accompagnée des documents du ministère des transports prouvant que j’avais bien introduit une demande de lettre de pavillon.

J’ai donc constitué mon dossier, comme si c’était un des dossiers sur lequel je travaille, avec une lettre d’introduction, respect oblige et quatre jours plus tard, j’ai reçu un courrier avec ma licence, mon indicatif et les numéros ATIS et MMSI.

Durant tout ce temps le compteur tournait, et jour après jour, le temps et l’eau filaient, mars touchait à sa fin et il était temps de passer aux choses pratiques, acheter l’armement du bateau et tout le nécessaire à la vie à bord si je voulais ramener le bateau en mai.

Les jours ont passé, les visites de shipchandlers en tout genre se sont succédées et le matériel a commencé à s’accumuler, envahissant petit à petit le salon, le tout s’empilant en une succession de caisses, de pare-battages, d’extincteurs, de couettes tout comme pour un déménagement, ce qui inquiète les chattes

J’en arrive à me demander si tout cela rentrera dans ma vieille « VW passat ».

Mais bon, il faut rester positif. A l’heure actuelle, il me reste à trouver une bonne pompe pour vidanger les moteurs et un petit tapis en mousse pour protéger mes vieux genoux.

Dans dix jours nous partons, le cœur et le coffre plein et le compte en banque… à sec.

En avant toute. La suite au prochain épisode.

20:03 Écrit par alaro11 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paquita, preparation au voyage, premiere navigation | | |  Facebook | |  Imprimer |