10/06/2010

26 mai 2010

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A neuf heures, nous quittons le quai, après avoir fait nos adieux à nos compagnons de route de la veille, ils remontent vers Metz et le Rhin et nous tournons à gauche pour suivre le canal de la Marne au Rhin avant de bifurquer vers le canal de la Meuse.

Dans la première partie, nous sommes montants avec des écluses piégeuses car l’eau passe par-dessus les portes amont en créant un courant violent qui prisonnier dans les parois du sas, se met à tourbillonner et en s’alliant avec le vent, s’amuse à nous placer du mauvais côté du sas. Il faut se battre avec et Paquita n’aime pas le vent dans le nez lorsqu’elle n’a pas de vitesse, il faut composer et trouver le bon réglage à chaque écluse. Il y en a seize à passer et lorsque la dernière apparaît, c’est pour annoncer un tunnel. Christine est contente, elle adore les tunnels en bateau, moi par contre, ce n’est pas trop mon truc, la concentration doit être permanente et profonde durant les six ou sept cent mètres de la traversée.

Mais à la sortie, nous sommes sur le canal de la Meuse, et donc la Meuse, car nous la voyons qui se tortille sur notre gauche, vient nous rejoindre et ensuite part se promener sur notre droite. Le canal de la Meuse est en fait un canal latéral, c’est-à-dire qu’il emprunte parfois le lit de la rivière et qu’il n’a pas de bief de partage. Nous sommes avalants et nous avons la priorité sur les bateaux montants, ce que ne comprennent pas la plupart des Hollandais que nous croisons, très vite, trop vite même, plantés qu’ils sont au milieu du chenal avec leurs gros « Linssens ». Au début, je me colle à la rive droite, mais au bout d’un temps, je fais comme eux, je reste au centre du chenal et ils finissent par s’écarter.

Soudain je constate que le moteur bâbord chauffe, il est monté à 90°C, ce qui n’est pas encore préoccupant, mais je réduis tout de même ce moteur ce qui rend le bateau nettement moins manœuvrant. Je pense que nous avons du avaler des saleté, car ici, en plus des grandes plantes qui poussent dans le canal, les riverains viennent jeter leurs déchets de tonte dans le canal, on faisait ça chez nous aussi il y a quelques années, mais c’est fini depuis que les gens ont pris conscience qu’il fallait éviter ce genre de comportement. Il faut dire qu'ils ont été aidés par des amendes qui n’étaient pas ridicules. Ici ils n’ont pas encore compris et nous naviguons dans une sorte de potage au cerfeuil, mais pas bien passé si vous voyez ce que je veux dire.

Voici enfin la halte, bien entendu, les bonnes places sont prises, par des… Hollandais, bravo ! Nous devons nous contenter du quai où il n’existe aucunes commodités.

On s’amarre vite mais bien fait, et nous partons en expédition dans cette jolie petite ville de Commercy afin d’y trouver un point de retrait d’argent, j’ai besoin d’être rassuré et d’avoir de quoi faire le plein éventuellement et aussi de trouver un tabac afin d’y acheter la drogue de ma blonde mousse.

Au retour, nous passons par le magasin « Aldi » à côté duquel nous sommes amarrés. Bref retour dans le monde civilisé, on achète du pain de mie, mais est-ce vraiment du pain ?

Arrivés au quai, nous constatons que devant nous, se trouve un petit bateau de huit mètres immatriculé en France, à Givet, des voisins quoi !

Le monsieur descend et vient vers nous, il nous dit qu’il est Belge également, un peu pour nous rassurer pense-t’il et me demande si je peux reculer mon bateau, je lui réponds par l’affirmative et alors que je commence à m’exécuter, voilà que le flying Dutchman arrêté derrière nous en occupant la place d’une péniche nous fait signe qu’il va bouger, nous étions déjà occupés à commenter notre amour pour nos voisins envahisseurs du nord, là où poussent les tulipes et le gouda. A mon avis, il devait être au magasin en même temps que nous et il a du entendre mes commentaires sur son comportement et celui de la plupart de ses compatriotes. Il bouge donc son paquebot et je donne un coup de main à nos compatriotes pour amarrer leur bateau.

Le patron me raconte qu’il a des problèmes de surchauffe moteur, un sortilège anti Belges ? Non, lui aussi a avalé de la soupe et il a même fait sortir son bateau de l’eau, dont coût de 350 euros. Mais le problème continue. Pendant que je me prépare à démonter mes filtres et ma pompe bâbord, il démonte la sienne et vient m’annoncer qu’elle était fêlée, ce qui est la cause de ses soucis.

Moi, je commence à démonter et à ranger mes pièces pour ne pas les voir tomber à fond de cale. La pompe n’a rien, elle est comme neuve, mais elle n’a plus de joint, heureusement j’en ai. Comme la pompe est intacte, je tire la conclusion que le problème se situe avant et je me prépare à démonter la durite d’arrivée d’eau. Quelle surprise lorsque je pose ma clé de 8 sur le collier, de voir celui-ci tourner sur lui-même !

Encore un coup des ouvriers espagnols de Tarragone, le collier n’était simplement pas serré. Pourquoi faire puisque la durite tenait toute seule ! En plus il fait si chaud qu’il ne faut pas forcer, ce n’est pas bon pour la santé.

Bref, je remonte tout, avec un nouveau joint, je teste. Ok, tout est en ordre !

Terminé pour ce jour.S7304516redS7304519redS7304520redS7304521redS7304522redS7304523redS7304525redS7304527redS7304531redS7304532redS7304535redS7304538redS7304539redS7304541redS7304540red

07:35 Écrit par alaro11 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tunnel, plaisance, paquita, fouge, canal de la meuse | | |  Facebook | |  Imprimer |