19/11/2012

En route vers le chantier Vankerkoven

Le jour précédent la date arrêtée pour le voyage, Jean-Pierre et moi, nous sommes retrouvés à la darse afin de débarasser le bateau des bâches et de l'armature de support de celles-ci.

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Jean-Pierre aux prises avec la bâche avant qui, usée par un an d'exposition aux intempéries et au raguage pourra néanmoins encore servir à la récupération des saletés produites par le ponçage de la coque.

Une fois les bâches et leurs supports ôtés, je démarre les deux moteurs, resserre tous les colliers des durites neuves, Jipé se charge de deux mâts géants de planche à voile pour déborder le bateau en cas d'échouage sur un haut fond. philippe et Gary nous souhaitent bonne chance comme si nous allions devoir affronter la banquise.

Nous, nous sommes confiants, elle est entrée elle sortira et en deux ans de présence en toute saison, j'ai eu l'occasion de bien étudier les fonds et de shématiser dans ma mémoire, l'emplacement du grand banc de limon qu'il me faudra contourner.

Les amarres sont larguées, je fait pivoter le bateau vers la droite et doucement, j'avance dans le chenal non balisé suivant une route affichée sur l'écran de ma mémoire. Quinze minutes plus tard, nous sommes à couple côté Meuse du Kenavo.

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Jipé à la manoeuvre d'amarrage.

Tout c'est bien passé, mais un doute subsiste et j'ôte un des panneaux moteurs pour constater que la cale est à nouveau remplie de vingt centimètres d'eau et que celle-ci provient pour une fois de l'arrière du moteur droit. Une rapide inspection nous montre que c'est le manchon de l'hydrolube de l'arbre d'hélice droit qui laisse passer l'eau.

Jipé suggère d'en désserrer les colliers pour voir ce qu'il y a derrière, puisque ni l'un ni l'autre n'avons jamais démonté ce genre de joint. Moi, je n'y arrive pas, impossible de me glisser dans ce trou. Jipé, plus mince arrive à s'y glisser la tête en avant, le ventre sur le turbo, encore chaud. De mon côté, j'arrive à glisser une main pour maintenir le collier de retenue qui est serré sur l'arbre pour maintenir le manchon en position. Une fois tout désserré, l'eau s'engouffre sans aucune retenue le long de l'arbre jusqu'à ce que jipé repousse avec violence, le manchon à sa place et là, terminé, la fuite est neutralisée instantanément. Une fois les colliers repositionnés tout rentre dans l'ordre.

Moralité, on va perdre du poids, mais surtout, je vais aménager la cloison arrière de la cale machine en y pratiquant deux ouvertures qui me permettront d'accéder facilement à ces organes essentiels en passant par la cabine arrière.

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Jipé s'assure que les colliers sont bien serrés, pour info, ce n'est pas dans cette position que la réparation à été exécutée, car les fonds étaient... Humides. Mais Jipé voulait prouver qu'il était possible de se glisser à l'intérieur de la cale.

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Le manchon de l'hydrolube.

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Quand on vous dit que c'est étroit, on sait ce qu'on dit!!!

Une fois tout rentré dans l'ordre et les panneaux reposés, nous partons à Andenne chercher du ravitaillement pour le lendemain. 

La nuit fut mauvaise pour chacun de nous, Jipé pour cause de "matelas" trop dur sur kenavo, et moi à cause du "glouglou" du Zibro.

Le lendemain, à six heures, nous sommes debout et après un rapide petit déjeûner composé de pains au chocolat et de croissants maison, nous largons les amarres après nous être fait secoués par un c... de chimiquier hollandais qui remonte la Meuse à fond de train sans se soucier le moins du monde des dégâts causés aux bateaux amarrés. 

Bref, nous partons, dans le noir et si ce genre de navigation ne m'impressionne pas en mer, ici c'est autre chose, surtout que mon radar n'est pas opérationnel. Mais Jipé connait et c'est lui qui barre presque tout le trajet qui nous sépare de l'écluse des "grands malades", nom donné à cause d'un lieu-dit en rive gauche où se trouve une falaise dont les grottes ont abrité des lépreux au moyen âge.

L'écluse, prévenue plus de trente minutes avant notre arrivée, nous laisse poirauter durant 45 minutes avant de nous ouvrir les portes, je m'en vais faire les formalités d'inscription et une fois le voyage encodé dans le système, un bordereau m'est remis et nous pouvons remonter vers le confluant et embuquer la Sambre vers Salzinnes.

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En face de la plaine Saint-Nicolas.

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Le pont de Sambre et... la Sambre!

Arrivés en aval du pont de la libération, nous constatons que pas mal de bateaux attendent de passer. Jipé contacte l'écluse et grâce au langage propre aux bateliers qu'il utilise, les éclusiers, sympas, nous autorisent à entrer derrière le "Cheyenne", un gros automoteur carré qui empli à lui seul les neuf dixièmes de l'écluse.

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De loin il impressionne!

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Que dire de près?

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Dans l'écluse de Floriffoux, on espère juste un peu qu'il ne bouge pas!!!

Et le voyage se poursuit, monotone, à la vitesse épustouflante de cinq kilomètres à l'heure, car le cheyenne ne peut aller vite sur la Sambre, sinueuse où il doit s'annoncer avant chaque méandre sous peine de ne pouvoir éviter un congénère avalant. En plus, malgré l'accord avec le capitaine du Cheyenne, les "autorités" ne veulent pas nous laisser entrer avant lui dans les écluses, ce qui fait que même au ralenti je vais plus vite que lui. Alors je suis souvent obligé de débrayer mes moteurs et de jouer au bouchon. Quand je dit que les canaux c'est pas mon truc!!!

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Le pont routier de Floriffoux.

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Le village de Floriffoux

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Dans l'écluse de Moustier, c'est haut tout de même!

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Le confluant de la Sambre et de l'Orneau. Un panneau indique la voie à suivre depuis qu'un plaisancier batave a tenté de remonter l'Orneau. pour faire une course à Gembloux peut-être?

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L'écluse d'Auvelais où l'éclusier viendra contrôler, ce qui est son droit, mes documents sous prétexte que mon bateau n'apparait pas dans son ordinateur... Bizarre vous avez dit bizarre???

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La dernière écluse avant le chantier, ouf!

Remarquez au passage la taille du 38 mètres avalant à côté du Cheyenne!!!

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Dépôt d'appéricubes

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Fin du voyage, dans la darse du chantier naval.

 

A PARTIR D'ICI, LA SUITE DE L'HISTOIRE SERA RELATEE SUR UN AUTRE BLOG, CECI AFIN DE SEPARER LES REPARATIONS SUR L'EAU DES REPARATIONS "A TERRE"

CE BLOG SE NOMME:

"LE BLOG DE PAQUITA LA SUITE"

Il est accessible via les mêmes mots clefs que pour le blog principal.

Merci.

Alain ROLAND

 

 

 

 

 

12:42 Écrit par alaro11 dans Actualité, Loisirs, Navigation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : convoyage de paquita, chantier naval | | |  Facebook | |  Imprimer |