22/05/2011

Après l'hiver... Le printemps

Cette année nous avons été gâtés par un hiver long et mouvementé. Après la crue de la Meuse, il y a eu la neige  qui interdisait de se rendre sur le bateau tant elle était épaisse.

La neige ce n'était rien, le pire fut la crue qui nous a obligé de déplacer le bateau deux fois.

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La première fois, elle se promenait dans le courant violent à huit mètres du quai, toujours bien amarrée mais à bout de ses amarres. Il fallait de toute urgence la ramener à quai, monter à bord et la faire reculer d'une quinzaine de mètres. Plus facile à dire qu'à faire car elle ne voulait pas revenir, préférant jouer dans le courant comme un gamin qui saute dans les flaques. Au bout d'un quart d'heure de traction humaine sur les cordages, elle a fini par se rapprocher suffisamment pour que je puisse grimper à bord. Je bien dit grimper, car le pont était à 60 centimètres du quai, l'eau étant seulement à moins de dix centimètre du quai.

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Une fois à bord, j'ai compris que Christine et Luc n'arriveraient pas à tirer les dix tonnes de Paquita dans le courant à la seule force de leurs bras et de leur bonne volonté et j'ai mis les moteurs en marche.

Ensuite ce fut le début de la bataille entre le bateau et le courant, l'amarre arrière étant larguée et tenue par Christine, qui n'avait plus en main qu'une dizaine de centimètres de cordage libre. A bord, je voyait arriver le moment où elle devrait lâcher.

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Alors, poussée par les deux volvo penta Paquita s'est ébrouée et a commencé à avancer. En jouant alternativement avec les deux moteurs, j'ai réussi à la ramener à quai, pendant que Christine et Luc tiraient comme des forcenés sur les cordages. Une fois collée au quai, nous lui avons fait faire un demi-tour et nous l'avons placée quinze mètres plus loin, dans une zone de calme.

Une fois amarrées en double dans sa zone hors courant, elle est restée sagement contre le quai.

C'est alors que je me suis rendu compte que ce déplacement de quinze mètres nous avait pris toute l'après-midi et dans un froid de canard en plus.

Mais je savais que là où était installé le bateau, se trouve un haut-fond sableux et que lorsque la décrue interviendrait, il faudrait avance et retourner le Bateau, nous avons efectué cette opération avec Jean-Pierre en quelques minutes, le courant étant redevenu normal. Maintenant, elle est toujours au même endroit, là où elle a passé le reste de l'hiver, les passe-coque fermés et le circuit de refroidissement secondaire rempli d'antigel écologique.S3010057.JPG

Mais le gel n'a pas pu pénétrer à l'intérieur, la température interne étant toujours restée positive. J'ai installé un poêle à pétrole et lorsque j'avais un peu de temps libre, j'allais à bord une heure ou deux pour chauffer et sécher l'intérieur.

Résultat de ce premier hiver belge, assez satisfaisant dans l'ensemble, aucuns dégâts dans la partie avant ni dans la timonerie, par contre dans la cabine arrière, les lattes du plafond ont gonflé, et étant donné qu'elles ont été montées sans joint de dilatation, deux d'entre elles se sont fendues ce qui fera encore un poste de travail supplémentaire.

Et voici le printemps qui annonce la reprise des travaux de réfection. Au départ, je n'ai rien fait, par manque de moyens et de temps, mais depuis, nous avons désarmé le bateau en enlevant du bord tout ce qui ne concernait pas les travaux à venir. Ensuite, j'ai cassé ma tirelire pour acheter une machine professionnelle FEIN supercut marine top, qui est une sotre de petite scie vibrante qui permet de couper proprement partout, là où les autres scies n'ont pas accès. En plus elle se transforme en ponçeuse et avec l'outil adapté, on peut enlever facilement les joints de pont. Cher, mais puissant et universel. Je ne veux pas utiliser d'outils qui me laiseront tomber au bout de quelques jours d'utilisation.

Maintenant il me reste à acheter le contre-plaqué marin, et surtout de trouver où on en vend, du vrai. J'ai une adresse à Ciney et je vais y aller voir bientôt.

J'ai décidé de garder les vitres d'origine et de remettre en état leur système d'écoulement d'eau de condensation à la manière des châssis d'habitation. La pose de nouveaux hublot est reportée de cinq ans, lorsque je placerai Paquita dans un chantier naval breton spécialisé dans les bateaux en bois et qu' j'aurai touché ma retraite complémentaire. L'argent est toujours le nerf de la guerre.

La suite très bientôt.

09:50 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (4) | | |  Facebook | |  Imprimer |

Commentaires

Toujours intéressant de vous suivre....
Bel été au fil de l'eau, mon ami le Cap'tain et Christine....

Écrit par : Chantal | 22/05/2011

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Merci à toi Chantal.

Écrit par : auteur du blog | 29/05/2011

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Et bientôt l'été...

Écrit par : Benjamin | 31/05/2011

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Heureux de vous avoir surpris. Alain

Écrit par : auteur du blog | 01/08/2011

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