08/06/2010

22 mai 2010

Ce matin, ce qui devait arriver est arrivé, l’ordinateur s’est planté, mais alors là bien ! Pas de solution sauf le « rebooter » avec le disque de sauvegarde que je n’ai pas avec moi, bien sûr !

Je pense  que le programme de navigation a causé un bug dans vista.

 

Partis du port de Corre ce matin vers neuf heures, nous nous sommes présentés à la première écluse, où un agent de VNF nous a aimablement accueilli et nous a remis une télécommande.

Appareil frustrant pour les « zappeurs » invétérés, car il ne comporte qu’un bouton.

Le principe : à l’approche d’une écluse, il faut repérer le panneau indiquant l’emplacement du récepteur, appelé improprement « radar » et arrivé à sa hauteur pousser sur le bouton vert de la télécommande pour vous enregistrer.

Dès que le feu d’entrée de l’écluse passe au vert, il suffit d’entrer, de s’amarrer et de pousser vers le haut la perche bleue pour enclencher le cycle.

Facile sauf lorsqu’on confond le « radar » de sortie avec celui d’entrée de l’écluse suivante. Nous on la fait et un agent de VNF est venu tout sourire pour réparer nos bêtises.

On a promis de bien s’appliquer et on ne s’est plus trompé durant le reste du voyage et ses plus de 150 écluses.

Mais bon, pour l'heure, nous abordons le canal de l'est, branche sud, maintenant appelé Canal de la Saône.

 

Nous croisons beaucoup de bateaux hollandais, ils vont vite, certainement plus vite que les 8 km/h autorisés, certains font un signe et d’autre pas. On croise même un 38 mètres chargé et… Hollandais. Je me laisse aller tout contre la berge car il n’y a pas beaucoup de place et je désire montrer que je lui laisse le passage. Pour me remercier, la matrone qui pilote le bateau, relance son moteur à fond avant de nous avoir croisé, elle fait remonter plein de boue vers le haut, et secoue notre bateau comme un bouchon. Une chance que les défenses sont bien à poste, sinon on tapait la coque sur les cailloux.

Comme quoi il n’y a pas que des gens sympathiques sur l’eau !

Nous repartons dans un paysage magnifique, nous nous promenons dans une forêt, pas sur un chemin, mais avec un bateau sur un canal. Les écluses se succèdent, à chaque virage, un nouveau tableau, les sous-bois éclairés par le soleil, le ronron sourd des moteurs donne écho aux chants d’oiseaux, c’est magique nous avons l’impression d’être seuls sur la planète.

Parfois, un village est traversé. Dans l’un d’eux, une passerelle piétonne est en construction et une allonge électrique fait une sorte de boucle en-dessous. J’y vais piano, les mains sur les embrayages, Christine déborde le câble, mais voilà qu’au moment où on pense être hors d’atteinte, que le câble se déroule et menace de se prendre dans le mât et les antennes.

Réaction immédiate, couper les gaz, placer les commandes au neutral, basculer en arrière et donner des gaz pour stopper le bateau.

Christine écarte le câble et on repart.

On passe les écluses de mieux en mieux, grâce à un travail d’équipe qui doucement se rode, Christine place directement ses amarres, et moi j’amène le mieux possible le bateau à l’aplomb du bollard qu’elle choisi.

Et pourtant, ce n’est facile pour aucun de nous deux, elle doit passer l’amarre autour d’un bollard qu’elle ne voit pas bien puisqu’il se trouve au-dessus d’elle, elle doit donc grimper sur le toit du carré, voir de la timonerie et à l’aide de la gaffe, passer le cordage autour de ce sacré bollard. Que ceux qui sourient en coin se rassurent, nous pouvons les mettre à l’épreuve quand ils le désirent, rira bien qui rira le dernier !

Pour moi, c’est une autre histoire, il faut amener le bateau au bon endroit et assez près du bajoyer pour que Christine n’aie pas à allonger exagérément les bras pour faire sa manœuvre et Paquita est très sensible au vent qui s’engouffre dans les sas vides, peut être une manière pour elle de me faire comprendre qu’elle est de la mer et pas de l’eau douce.

Il faut jouer avec le bateau, les moteurs, le vent et le courant engendré par l’eau qui s’écoule des fuites dans les portes amont. Pas simple, mais je commence vraiment à anticiper ses réactions, elle n’arrive presque plus à me piéger, sauf lorsqu’elle veut montrer qu’elle reste maîtresse du jeu. Réaction très féminine à laquelle je réponds avec diplomatie en la laissant aller un peu avant de reprendre les commandes et d’imposer mon point de vue. Non ce n’est pas une réaction de « macho », c’est une démonstration d’efficacité, rien de plus !!!

 

Nous nous arrêtons péniblement en pleine nature, amarrés à la rive d’une aire de pique-nique. Le vent se joue de nous, comme un enfant qui prend son bain avec ses canards en plastique, il souffle sur nous dès que j’approche de la rive, il faut reculer, pousser les moteurs, je m’énerve, ça ne marche pas bien !

Mais soudain, comme dit Germain, je comprends que je dois jouer aussi avec lui, je recommence ma manœuvre, une fois au bord, on débarque, amarres en mains, et là, le vent s’arrête, il a perdu et ça ne l’amuse plus, il s’en va jouer ailleurs, peut-être avec un autre bateau ou un cerf-volant.

Je regarde Paquita de la rive, c’est vrai qu’il y a du travail pour la remettre en état, mais déjà comme ça, je trouve qu’elle a déjà belle allure.

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A la soirée, j’allume un feu dans le barbecue en pierre et nous devisons éclairés seulement par les flammes, moment de calme dommage que je n’aie pas de grille et de viande. Pas de marshmallows à griller pour Christine, quel dommage pour elle, pas pour moi.

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21:02 Écrit par alaro11 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

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