20/05/2010

18 mai 2010

Le réveil nous cueille à six heures et nous nous réveillons, je ne sais pas si c’est comme les cailloux, mais on se réveille.

 

Petit déjeuner rapide comme d'hab, rangement, j’allume l’ordinateur et son GPS, ensuite le GPS du bord et la radio de bord, je tourne la clé de contact du moteur tribord (nous sommes sur un navire pas sur un bateau, ne pas l’oublier) et…Rien !

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Je branche la batterie de secours. Toujours rien ! je coupe le circuit et je le réenclenche et enfin le moteur démarre. Caprice ? Pas en mécanique, mais je suis trop occupé pour réfléchir plus avant. Germain était là tout à l’heure, sur son vélo et puis il a disparu, j’aurais aimé lui dire au revoir et savoir qu’il regardait ma manœuvre.

Je vais frapper à la porte de la timonerie de « Marvin » et je réveille Jean-Louis qui me débranche l’électricité, et moi, dans l'excitation du moment j’ai oublié de lui demander combien je lui devais. Il s’habille en vitesse et vient me donner un coup de main pour larguer. Je suis triste de quitter tous ces gens gentils qui nous ont ouvert leur vie et offert leur amitié sans réserve, comme ça, parce que c’est ainsi que l’on vit sur l’eau.

Je resterai en contact avec eux.

J’exécute mon appareillage sans problème en jouant avec mes moteurs, sans barre et nous voici partis. Je passe la barre à Christine qui sent facilement le comportement parfois un peu rebelle de Paquita, mais ici elle ne se rebelle pas. A mon avis, la Suédoise doit être blonde, comme toutes les Suédoises et entre blondes hein…

Arrive le moment de la première écluse. Je n’ai aucune appréhension pour y entrer, grâce à Germain qui m’a rendu confiance, mais il en va différemment de mon mousse. Je lui explique la manœuvre et tout se passe bien, j’arrête Paquita pile à la hauteur du bollard et Christine attrape celui-ci du premier coup. Mais l’éclusier nous demande d’avancer car un autre bateau entre avec nous. On recommence, comme des pros et arrive le bateau, un monstre de 110 mètres qui fait des croisières. Il s’appelle « Camargue » et en le voyant entrer, j’espère qu’il a été à l’entretien et  que ses plaquettes de freins sont bonnes sinon...

Concentrée! elle est concentrée!

 

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Elles le sont car il s’arrête derrière nous. Sympathique l’éclusier, car les transports de passagers ont priorité sur nous. La bassinée se passe bien, je sors de l’écluse et je me range sur le côté pour laisser passer le monstre sans être remercié de mon geste par ailleurs.

 

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Par contre je remercie l’éclusier pour son bon accueil ce qui ne doit pas lui arriver tous les jours je suppose et il me souhaite bonne route en retour.

 

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Châlon sur Saône que nous contournons par la dérivation pour ne pas perdre de temps. Convoyer n'est pas flâner!

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Sortie de la dérivation.

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BaCyRouge et TriCoVert!

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Désiré, avalant. A plus tard, sait-on jamais?

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Nous naviguons à l’aise, de temps à autre je passe la barre au mousse (vous avez essayé de le dire au féminin ?).

Seconde écluse et là Camargue est devant nous. On passe l’écluse comme la première, sans difficultés. Mais il faut s’arrêter et je choisi une halte où d’après le guide, l’eau et l’électricité sont gratuites. Il y a déjà du monde, et je rate mon approche. J’ai retenu les leçons de Germain, mais ici il n’y a pas de courant et le bateau ne dérive pas. Je fais comme il m’a dit, je recommence ma manœuvre et cette fois, pile poil au quai.

 

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Mais pas de courant ni d’eau, merci au guide fluvial pour les renseignements pas vérifiés !

En tout cas, un bateau de location est stoppé et nous ne comprenons pas pourquoi, la fatigue sans doute, je leur ai fait signe pour savoir s’ils voulaient s’amarrer et ils ont répondus par l’affirmative.

Ce n’est que lorsque nous voyons nos voisins Britanniques se déborder que nous comprenons qu’ils sont échoués, avec 40 cm de tirant d’eau, faut vraiment être c.. pour aller se planter là. En plus, ils n’ont pas la radio, fatal il faut une licence et ils n’en n’ont pas, ils n’ont même pas de radio d’ailleurs. Je trouve criminel d’envoyer des gens sans connaissances aucune et sans moyens de communication. Moi, je ne peux même pas les aider avec mes deux moteurs de 150 cv à cause de mon tirant d’eau de près d’un mètre en eau douce.

Et cela fait douze heures de navigation et je suis fatigué, tant pis, je débranche tout sauf la pompe du surpresseur, petit repas et à 21h00 je vais dormir comme un loir (au moins eux je sais qu’ils dorment !).

20:58 Écrit par alaro11 dans Général, Loisirs, Navigation | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

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