15/05/2010

Troisième jour, de Laudun l’Ardoise à Le Pouzin

 


La crue n’aura pas lieu, en tout cas pas aujourd’hui. Nous passons l’écluse de Caderousse sans problèmes.

Cette fois Germain m'a laissé à la manoeuvre et j'ai appliqué ce que je lai vu faire hier. J'en apprendrai encore beaucoup dans les jours qui vont suivre.

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Voici comment nous nous y sommes pris pour amarrer le bateau, c'est efficace et plus tard, Christine et moi allons développer notre propre méthode. Mais chaque chose en son temps.

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En gros plan.

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Ensuite, la navigation se déroule  à une bonne vitesse, car Paquita coupe bien de son nez tout fin le courant que le fleuve lui oppose. Germain a constaté en jouant avec les « trims » que le bateau était plus manœuvrable volets baissés à basse vitesse et volets relevés à partir de six nœuds soit plus ou moins 9 km/h.

 

 

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On se prend au jeu de pousser un peu, et voilà la belle suédoise qui retrouve sa vigueur d’antan et lève son étrave. Je vais voir sur le côté et je constate qu’elle commence à déjauger à cette vitesse et que tout d’un coup elle reste stable sur sa trajectoire et se conduit presque comme une voiture (enfin là j'exagère tout de même un peu).

 

J’en apprends sur elle à chaque minute, il faut dire que j’ai Germain avec moi et qu’il semble trouver d’indéniables qualités au bateau. Quant à moi, je commence vraiment à prendre conscience que ce bateau est bien le mien. Le temps est vraiment moche, pluie et orages au menu, heureusement l’orage se défile devant nous, comme s’il craignait notre colère, il s’éclipse et nous laisse un ciel chargé de pluie qui elle ne nous craint pas et nous arrose en abondance.

Vers dix-huit heures, nous arrêtons à le Pouzin, amarrés à un quai équipé de deux bollards et d’une borne avec l’électricité et l’eau gratuite. Voilà un bel exemple d’initiative destinée à inciter les plaisanciers de passage à venir dans ce village. Espérons que les profiteurs indélicats n’en profiteront pas pour venir vampiriser ce qui est offert chaleureusement, je ne vise personne, suivez mon regard (vers le nord, là où poussent les tulipes, les caravanes et le gouda !!!).

Je pars faire des courses, acheter du pain entre autre et me voici à la poursuite d’un Intermarché qui indiqué à une minute se trouve finalement coincé à trois kilomètres de là. Il pensait qu’en s’éloignant il allait me décourager, et bien c’est raté. J’y achète les dernière baguettes, un pain multi céréales et un pain de mie pour faire bonne mesure. Je rentre sous un crachin à faire pâlir de rage un Breton et la soirée se passe rapidement avec un repas vite expédié et la rédaction de ce récit.

Je vais me coucher, mais je me replie vite dans le carré, car ma couchette est toujours mouillée (ce n’est pas moi je le jure, c'est Paquita) et cette humidité venue du ciel m’empêche de dormir.

Je vais donc m’installer sur la banquette du carré où je ne dors pas si mal que ça tout compte fait.

J’ai la bonne idée de laisser tourner le chauffage toute la nuit, car avec la pluie, la température plonge vers le bas.




14:31 Écrit par alaro11 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

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