15/05/2010

13 Mai 2010


Le chauffage ayant donné toute la nuit, au matin nous nous réveillons dans une douce chaleur, sans humidité et nos vêtements sont secs. Que voilà un grand bonheur que l’on ne peut apprécier qu’après en avoir été privé. Petit déjeuner rapide et après avoir rangé le carré, nous nous préparons à appareiller.

Tout semble annoncer un excellent début de journée, je sors pour larguer les amarres et ranger les cordages et... Je rentre glacé par un mistral qui n’a rien du café chaud de Roland Marci (pour les amateurs de « plus belle la vie », clin d'oeil à Christine!).

Je passe un polar qui me sera bien utile tout au long de la journée, car une fois en route il n’y a plus de chauffage à bord.

La route se poursuit, à bonne vitesse, soit un peu plus de 8 Km/h avec des pointes à 12. Germain me montre comment augmenter la vitesse et diminuer la consommation de carburant en dirigeant le bateau vers les endroits abrités du courant et du vent.

Je passe aussi mon brevet de « bouchonnage », ne cherchez pas dans un dictionnaire, ça n’existe pas mais je vais expliquer cette technique très spéciale qui consiste à s’opposer au courant dans les biefs d’attente aux écluses  en jouant avec les moteurs pour faire du surplace.

Vous me direz que ce n'est pas très utile alors qu’il y a des pontons d’attente qui permettraient de s’amarrer et de couper les moteurs et  donc d’économiser le fuel.

Correct, mais dans ces longues minutes où Paquita bouchonne, j’apprends à lui laisser le nez dans le courant, à l’obliger de rester immobile en attendant que l’écluse ouvre. J’apprends à mieux sentir ses réactions, je l'apprivoise cette fille de viking. Ah ces blondes!

Grâce à ces exercices, je passe plusieurs écluses et la manœuvre, loin de m’angoisser, commence à bien me plaire. Il a raison Germain, dans la navigation, un des plaisirs est de manœuvrer le bateau.

Nous rencontrons des monstres que les écluses semblent avoir des difficultés à vomir.

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Un grand automoteur entre avant nous, nous le retrouverons quelques fois encore, jusque sur la Saône.

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Le désiré.

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En chemin, nous rencontrons un compatriote sur une vedette nommée « Jupiter » il remonte aussi en Belgique, avec son fils.

 

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Nous avons beau le distancer et marchant fort, il est derrière nous à toutes les écluses suivantes. Leçon à retenir, il ne sert à rien de forcer l’allure, il suffit de marcher à la vitesse la plus économique.

 

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Tant de vignobles et même pas le temps de s'arrêter!

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La table du Roi! Mieux vaut refuser l'invitation!!!

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Désiré nous attend!

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Prêt à entrer, fin de l'exercice du bouchon.

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Le soir, nous couchons dans le joli port des Roches-de-Condrieu où nous sommes accueillis par un capitaine de port très sympathique, il nous aide à amarrer le bateau, nous explique le code pour aller aux sanitaires et rendez-vous est pris le lendemain pour les formalités et aussi pour faire le plein de la belle.

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Vient ensuite le même rituel que les autres jours, repas, douche et ensuite un peu d’ordi avant une nuit toujours au chaud grâce au chauffage portatif.













14:46 Écrit par alaro11 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

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