07/05/2010

Le départ

 
 

Voici le moment des adieux à ma petite blonde, j’ai été chercher Edmond, mon complice pour ce voyage

 

et nous sommes partis vers Charleroi Airport pour y prendre l’avion vers Tarragone. Adieux brefs, il ne faut pas retourner le couteau dans la plaie. Vol sans histoire dans un autocar volant et à l’arrivée, le taxi puis le port. Le temps de nous débarrasser du superflu et nous voilà partis vers le magasin d’accastillage où m’attends le matériel commandé, à savoir mes bras d’essuie-glace et les fermetures éclair. Hélas, le vendeur n’a pas cherché après mes pièces et il n’y a rien. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous allons faire quelques courses au magasin EROSKI, rien à voir avec un quelconque lieu de perdition, je vous vois venir, mais c’est un supermarché, où je trouve des balais d’essuie-glace, c’est déjà ça. Au retour, le magasin d’accastillage du port est ouvert, j’entre et je demande, en français, au patron, qui parle notre belle langue s’il est possible de ma fournir très vite deux fermetures éclair de plus ou moins 90 cm. Il téléphone aussitôt et me demande si je les veux en blanc, je réponds par l’affirmative et aussitôt après il me demande si en noir cela pose problème. Non bien sûr, il me les faut ces fermetures. Je paie et il me promet de me les apporter le lendemain matin. 

Le jour dit, alors qu’Edmond et moi venons de terminer de remonter le bras d’essuie-glace gauche euh non, bâbord !, les fermetures éclair sont livrées, j’en profite pour demander aussi une cartouche de « SIKAFLEX » pour refaire le joint des cabines et du pont, trente minutes après c’est livré et payé. Je passe la journée à coudre les quatre mètres de fermetures éclair dans ma bâche. Edmond ravive le cabriolet avec de l’acétone et la toile retrouve une blancheur oubliée.

Le lendemain, c’est le grand jour, le départ. Je fixe le mâtereau de poupe ainsi que notre pavillon national, les moteurs tournent

S7304047.JPG

et nous allons faire le plein du bateau 464 litre de mazout. Je paie, et je remonte à bord, tourne les clés de contact et… Rien ! clicclicclic ! M…

Je demande à Jésus, pas celui que vous croyez, l’employé du port, souriant comme un doigt écrasé sous un marteau, s’il a un chargeur de batterie, aussitôt, il m’apporte un chargeur, déroule une allonge et nous chargeons les batteries. Edmond constate que les courroies du moteur tribord sont détendues, je les retends et enfin les moteurs redémarrent. Cette fois ça y est nous sommes partis.

S7304050.JPG

Vitesse modérée, six nœuds pour ménager le bateau qui est immobilisé depuis plus de quatre ans et aussi pour consommer le moins possible, les jauges sont en panne !!!

Au bout d’un moment, Edmond lance un trait d’humour en affirmant qu’il doit y avoir une entrée d’eau car le bateau plonge du nez, normal, la houle est forte et les vagues de deux mètres.

S7304064.JPG

Il me rassure sur le ton de la plaisanterie, mais le vers est dans le fruit. Sous prétexte d’aller à la toilette, j’ouvre la cale et je constate avec horreur qu’elle est pleine d’eau et que la pompe ne fonctionne plus. Urgence ! vite dans un port ! Il y en à un à dix minutes et on s’y précipite. Amarrage en catastrophe, je vois déjà le bateau couler, je n’ai plus de jambes et l’estomac au bout des lèvres, très au bout d’ailleurs.

 

S7304066.JPG

 

Et nous voilà Edmond et moi à pomper avec la pompe de vidange moteur, à coup de six litres pour arriver au bout de deux heures, à vider la cale, qui tout d’un coup ne se rempli plus. Je téléphone à Gert le courtier qui me dit qu’il sera là dans la soirée. Et il est là. Il me promet de venir me chercher le lendemain pour aller acheter une pompe de remplacement et tout le nécessaire. Le lendemain à dix heures, je suis de retour et j’installe la pompe en question pendant qu’Edmond change la prise 32 ampères contre une de 16 que j’ai acheté afin d’avoir du courant pour charger les batteries et démarrer les moteurs qui refusent à nouveau.

S7304069.JPG

Le temps de faire tout ça et les moteurs démarrent, nous larguons les amarres et nous voilà partis dans une belle manœuvre de demi-tour.

Direction le large puisque la mer est "calme" et la houle du sud "longue et confortable!!!" ce qui n'est pas tout à fait exact, disons plutôt que nos corps commencent à s'adapter.

S7304078.JPG

 

Huit heures de navigation plus tard, nous entrons dans le port de Mataro pour y faire le plein et y passer la nuit. Bonne surprise, Paquita à un appétit d’oiseau de mer, six litres à l’heure pour les deux moteurs. Moins bonne nouvelle, le prix de la nuitée est de 36 euros !!! Mais bon, il y a tout le confort, y compris internet qui me permet de poster ceci.

S7304085.JPG

Demain, départ sept heures, direction la France. A bientôt donc, en France.

23:53 Écrit par alaro11 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

Les commentaires sont fermés.