26/10/2009

Lorsque l'absence de mouvement engendre le mouvement

 

Je pensais que cette journée ne m'apporterais rien au sujet du bateau, c'est l'automne, il fait moche dehors et même parfois les coeurs s'emplissent du gris du ciel.

Mais voilà, j'ai reçu un coup de fil du chantier naval VANKERKOVEN où j'avais rendez-vous la semaine prochaine. Ils désiraient m'en donner un autre car très occupés.

J'ai exposé mon cas, le transport trop cher et mon impossibilité de remonter avant la fin de l'hiver ou le début du printemps, ils me donnent rendez-vous début mars pour me réserver une place afin d'effectuer les réparations du bateau. Voilà des gens qui comprennent et avec qui on parle vraiment entre gens du même monde. Je comprends pourquoi le chantier est complet.

Ensuite, j'ai reçu de Pascal, un ancien marinier, un fichier excel comprenant trois itinéraires pour remonter mon bateau jusqu'à Pont-de-Loup, au chantier naval.

Voilà qui devrait rassurer ceux qui doutent, ceux qui pensent que les pros sont uniquement des gros bras, des gens qui pensent que les fleuves et rivières sont leur domaine exclusif.

Cela me rappelle que lorsque j'ai commencé à chercher à apprendre, à l'époque où j'en étais encore à vouloir absolument transformer un automoteur en bateau logement, j'avais lancé sur le site bord à bord, http://bab.viabloga.com/ un petit message demandant qui pourrait m'aider à m'écoler sur un automoteur.

Le lendemain, j'avais eu une réponse d'André du DISCOVERY, qui se proposait de m'aider, comme ça, spontanément. Je n'ai jamais pu le remercier, mais l'autre jour, à l'occasion de la journée porte ouverte du chantier VANKERKOVEN,j'ai vu le DISCOVERY amarré le long du quai, ne voyant personne à bord, j'ai salué le bateau en guise de remerciement.

Et je suppose que des histoires comme celle-là il doit y en avoir des centaines.

Lors d'une promenade, nous avons discutés Christine et moi, avec un couple de vieux plaisanciers, qui désiraient vendre leur bateau qui venait de se faire souiller avec de l'huile de vidange, comme on tague un mur. Ces gens étaient tristes et nous aussi que des gens peu respectueux s'en soient pris lâchement à un bateau superbement entretenu. Ils nous ont expliqué que ce n'était pas l'unique raison de leur intention d'arrêter la plaisance, ni l'âge par ailleurs, car ils avaient l'air encore bien verts. Non nous a dit l'homme, ce sont les plaisanciers Hollandais, qui se comportent comme les seigneurs du fleuve, ne respectant ni les règles écrites ni celles non écrites qu'on appelle « usages ».

Ils s'étaient fait copieusement eng... par une flottille de propriétaires de bateau aux couleurs bleu blanc rouge horizontales parce-qu'ils avaient traîné à passer une écluse du côté du canal des Ardennes.

Bien sûr, tous ne sont pas comme ça et il existe des hollandais sympathiques, comme ceux qui nous faisaient signe lors de leur passage aux écluses. Les utilisateurs de la voie d'eau sont des humains, imparfaits, avec leurs qualités et leurs défauts.

Mais si on pouvait observer autant de solidarité sur les routes que sur l'eau, je pense qu'il y aurait bien moins d'accident et que nous nous en porterions beaucoup mieux.

Sur cette pensée, je vous souhaite le bonsoir et de rêver comme moi de vous faire doucement bercer par les mouvements de votre bateau, fut-il encore virtuel ou comme pour moi, trop loin.

 

19:55 Écrit par alaro11 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

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