24/10/2009

24 octobre 2009

 

Peu de choses à dire sinon que j'ai été chercher les lettres P.A.Q.U.I.T.A. de 150mm de haut, alors que la réglementation en vigueur ne demande que 100mm. Mais bon, j'ai acheté ce que j'ai trouvé et de toute manière c'est provisoire, car une fois le bateau rentré, la coque va être poncée et repeinte. J'en profiterai pour faire un marquage définitif avec une couche de verni par dessus. J'ai aussi trouvé la toile autocollante blanche destinée à recouvrir le marquage d'origine, car je n'aurai pas le temps de le faire disparaître avant de placer le nouveau.

J'ai aussi passé mon temps à lire le récit paru dans le fluvial n°193, qui raconte le voyage tout aussi aventureux que celui que je projette et qui a été fait par un couple de français, Didier Delmas et sa compagne Marie lorsqu'ils ont été chercher leur tjalk « LA GARGOUILLE » en Hollande et qu'ils ont traversé la moitié de l'Europe pour rejoindre le sud de la France.

Je cherche un itinéraire qui m'amènera à Profondeville, au bord de la Meuse où noue rejoindrons mes parents pour leur présenter le bateau. Ensuite il ira rejoindre le chantier naval après être passé par le confluant de la Meuse et de la Sambre et de remonter celle-ci pour rejoindre Pont-de-Loup.

 

Mais croyez-moi je n'en suis pas encore là, et il faut d'abord vaincre les craintes de la famille.

Mes parents imaginent que je vais traverser l'Atlantique.

Moi, j'ai un peu d'appréhension, il faut rester honnête et serein, même si je désire par dessus tout me trouver aux commande de mon bateau, je suis conscient des dangers et je ne veux pas m'aventurer sans un minimum de préparation.

Je vais trouver quelqu'un pour m'accompagner et je vais descendre à Tarragone pour préparer le bateau, y installer un chauffage mobile au kerdane, la VHF SRC, remplacer les moteurs d'essuie-glace et les balais, plus les indispensables ustensiles de cuisine, réduits au minimum. Il me faudra encore acheter les cartes marines, les cartes fluviales, les règlements de navigation, bref, ce n'est pas un départ en vacances et je ne part pas en croisière.

Mes parents se demandent si je fais le bon choix, si ... Bref, lorsqu'une décision est prise, il faut la suivre jusqu'au bout et bien s'y préparer.

J'ai encore quelques mois devant moi et il existe plein de gens prêts à m'aider d'une manière ou d'une autre.

Je n'aime pas les choses faites à moitié et je veux être prêt à assimiler ce que les chevronnés voudrons bien m'apprendre. Encore une fois, il faut aborder ce genre d'aventure avec humilité et savoir écouter et observer.

Je n'ai aucune crainte au niveau des mécaniques, c'est mon boulot de travailler sur ces engins et puis, on dit de moi qu'avec un canif de la toile isolante et du fil de fer je peux aller au bout du monde. J'ai effectué des dépannages en Afrique avec trois fois rien alors, la voie d'eau n'est pas la savane.

La crainte, c'est celle de l'inconnu, celle de se lancer, de plonger dans la réalité, sortir du virtuel et là, je suis certain que ceux qui naviguent depuis des années se souviendront de la première fois. Comme la première fois où Maurice, mon chef de stage de voile m'a dit: « OK Alain, c'est à ton tour tu peux y aller » et que je suis monté à bord du « Vaurien CN » pour présenter mon examen pratique.

J'étais sur un voilier dans l'Atlantique, en fait un lac, et j'avais une trouille du tonnerre, mais très vite les gestes sont venus et j'ai réussi tous les exercices, ramener le bateau sans safran, sans voiles, à la pagaie. Ensuite, à chaque fois j'ai eu un petit pincement au cœur avant d'embarquer et je suis certain que même les pros ont parfois encore cette pincée au cœur avant de larguer les amarres.

Mais je suis aussi plein de cette exaltation contenue, et je commence enfin à me voir aux commandes, les mains posées sur les morses, les jambes un peu molle comme lors de l'examen pratique sur le bateau école.

Haut les cœurs, l'avenir est devant. Si vous avez des conseils, je suis preneur, dans tous les sujets.

N'oubliez pas de changer les heures de vos montres.

A bientôt.

21:34 Écrit par alaro11 dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | |  Imprimer |

Commentaires

J’ai étudié pour vous, trois parcours possible afin de convoyer votre bateau du sud de la France en Belgique
Mais il j’aurai besoin de votre adresse mail pour vous envoyer un fichier Excel
Cordialement

PASCAL

Écrit par : PASCAL | 25/10/2009

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.