13/10/2013

Décaper, encore et toujours

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Le côté droit terminé, au tour du côté gauche, rien de passionnant!!!

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Le travail d'un jour, enfin de quelques heures, car l'odeur de la peinture chaude est insupportable au bout de trois heures.

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Un peu lassant non? Heureusement je me vois avancer, ça encourage!

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Plus qu'un petit bout...

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Enfin, le peinture blanche est ôtée et j'ai même commencé à enlever l'anti-fouling sous la flottaison, mais c'est une horreur, il faut chauffer longtemps et l'odeur!!! Un peu comme si vous faisiez un BBQ à côté de la caisse du chat...

Vous imaginez?

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J'avance, mais c'est pénible, à genoux je suis trop bas et travailler les bras tendus est douloureux et debout c'est impossible, il me faut un tabouret et je vais appeler mon cercle d'amis facebookien à l'aide.

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Mon ami Lilo à répondu présent et il m'en a apporté deux pour faire bonne mesure, celui de gauche est celui qu'il utilisait jadis lorsqu'il pratiquait encore la carrosserie. Je suis touché de ce cadeau, car c'est un carrossier extraordinaire, doublé d'un mécanicien aux doigts de fée. Merci à toi l'ami, car grâce à ces "outils", je vais enfin pouvoir travailler confortablement.

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Le poste de travail...

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Avant!

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Après!

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Le loch dont la roue à aube est cassée car bloquée, en plus il n'est raccordé à rien, je vais soit le réparer et le raccorder à un nouveau cadran ou le remplacer par un modèle électronique, je doit étudier la question.

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Voilà où j'en suis ce 12 octobre 2013...

16:00 Écrit par alaro11 dans Actualité, Loisirs, Navigation | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | |  Imprimer |

19/11/2012

En route vers le chantier Vankerkoven

Le jour précédent la date arrêtée pour le voyage, Jean-Pierre et moi, nous sommes retrouvés à la darse afin de débarasser le bateau des bâches et de l'armature de support de celles-ci.

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Jean-Pierre aux prises avec la bâche avant qui, usée par un an d'exposition aux intempéries et au raguage pourra néanmoins encore servir à la récupération des saletés produites par le ponçage de la coque.

Une fois les bâches et leurs supports ôtés, je démarre les deux moteurs, resserre tous les colliers des durites neuves, Jipé se charge de deux mâts géants de planche à voile pour déborder le bateau en cas d'échouage sur un haut fond. philippe et Gary nous souhaitent bonne chance comme si nous allions devoir affronter la banquise.

Nous, nous sommes confiants, elle est entrée elle sortira et en deux ans de présence en toute saison, j'ai eu l'occasion de bien étudier les fonds et de shématiser dans ma mémoire, l'emplacement du grand banc de limon qu'il me faudra contourner.

Les amarres sont larguées, je fait pivoter le bateau vers la droite et doucement, j'avance dans le chenal non balisé suivant une route affichée sur l'écran de ma mémoire. Quinze minutes plus tard, nous sommes à couple côté Meuse du Kenavo.

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Jipé à la manoeuvre d'amarrage.

Tout c'est bien passé, mais un doute subsiste et j'ôte un des panneaux moteurs pour constater que la cale est à nouveau remplie de vingt centimètres d'eau et que celle-ci provient pour une fois de l'arrière du moteur droit. Une rapide inspection nous montre que c'est le manchon de l'hydrolube de l'arbre d'hélice droit qui laisse passer l'eau.

Jipé suggère d'en désserrer les colliers pour voir ce qu'il y a derrière, puisque ni l'un ni l'autre n'avons jamais démonté ce genre de joint. Moi, je n'y arrive pas, impossible de me glisser dans ce trou. Jipé, plus mince arrive à s'y glisser la tête en avant, le ventre sur le turbo, encore chaud. De mon côté, j'arrive à glisser une main pour maintenir le collier de retenue qui est serré sur l'arbre pour maintenir le manchon en position. Une fois tout désserré, l'eau s'engouffre sans aucune retenue le long de l'arbre jusqu'à ce que jipé repousse avec violence, le manchon à sa place et là, terminé, la fuite est neutralisée instantanément. Une fois les colliers repositionnés tout rentre dans l'ordre.

Moralité, on va perdre du poids, mais surtout, je vais aménager la cloison arrière de la cale machine en y pratiquant deux ouvertures qui me permettront d'accéder facilement à ces organes essentiels en passant par la cabine arrière.

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Jipé s'assure que les colliers sont bien serrés, pour info, ce n'est pas dans cette position que la réparation à été exécutée, car les fonds étaient... Humides. Mais Jipé voulait prouver qu'il était possible de se glisser à l'intérieur de la cale.

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Le manchon de l'hydrolube.

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Quand on vous dit que c'est étroit, on sait ce qu'on dit!!!

Une fois tout rentré dans l'ordre et les panneaux reposés, nous partons à Andenne chercher du ravitaillement pour le lendemain. 

La nuit fut mauvaise pour chacun de nous, Jipé pour cause de "matelas" trop dur sur kenavo, et moi à cause du "glouglou" du Zibro.

Le lendemain, à six heures, nous sommes debout et après un rapide petit déjeûner composé de pains au chocolat et de croissants maison, nous largons les amarres après nous être fait secoués par un c... de chimiquier hollandais qui remonte la Meuse à fond de train sans se soucier le moins du monde des dégâts causés aux bateaux amarrés. 

Bref, nous partons, dans le noir et si ce genre de navigation ne m'impressionne pas en mer, ici c'est autre chose, surtout que mon radar n'est pas opérationnel. Mais Jipé connait et c'est lui qui barre presque tout le trajet qui nous sépare de l'écluse des "grands malades", nom donné à cause d'un lieu-dit en rive gauche où se trouve une falaise dont les grottes ont abrité des lépreux au moyen âge.

L'écluse, prévenue plus de trente minutes avant notre arrivée, nous laisse poirauter durant 45 minutes avant de nous ouvrir les portes, je m'en vais faire les formalités d'inscription et une fois le voyage encodé dans le système, un bordereau m'est remis et nous pouvons remonter vers le confluant et embuquer la Sambre vers Salzinnes.

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En face de la plaine Saint-Nicolas.

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Le pont de Sambre et... la Sambre!

Arrivés en aval du pont de la libération, nous constatons que pas mal de bateaux attendent de passer. Jipé contacte l'écluse et grâce au langage propre aux bateliers qu'il utilise, les éclusiers, sympas, nous autorisent à entrer derrière le "Cheyenne", un gros automoteur carré qui empli à lui seul les neuf dixièmes de l'écluse.

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De loin il impressionne!

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Que dire de près?

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Dans l'écluse de Floriffoux, on espère juste un peu qu'il ne bouge pas!!!

Et le voyage se poursuit, monotone, à la vitesse épustouflante de cinq kilomètres à l'heure, car le cheyenne ne peut aller vite sur la Sambre, sinueuse où il doit s'annoncer avant chaque méandre sous peine de ne pouvoir éviter un congénère avalant. En plus, malgré l'accord avec le capitaine du Cheyenne, les "autorités" ne veulent pas nous laisser entrer avant lui dans les écluses, ce qui fait que même au ralenti je vais plus vite que lui. Alors je suis souvent obligé de débrayer mes moteurs et de jouer au bouchon. Quand je dit que les canaux c'est pas mon truc!!!

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Le pont routier de Floriffoux.

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Le village de Floriffoux

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Dans l'écluse de Moustier, c'est haut tout de même!

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Le confluant de la Sambre et de l'Orneau. Un panneau indique la voie à suivre depuis qu'un plaisancier batave a tenté de remonter l'Orneau. pour faire une course à Gembloux peut-être?

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L'écluse d'Auvelais où l'éclusier viendra contrôler, ce qui est son droit, mes documents sous prétexte que mon bateau n'apparait pas dans son ordinateur... Bizarre vous avez dit bizarre???

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La dernière écluse avant le chantier, ouf!

Remarquez au passage la taille du 38 mètres avalant à côté du Cheyenne!!!

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Dépôt d'appéricubes

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Fin du voyage, dans la darse du chantier naval.

 

A PARTIR D'ICI, LA SUITE DE L'HISTOIRE SERA RELATEE SUR UN AUTRE BLOG, CECI AFIN DE SEPARER LES REPARATIONS SUR L'EAU DES REPARATIONS "A TERRE"

CE BLOG SE NOMME:

"LE BLOG DE PAQUITA LA SUITE"

Il est accessible via les mêmes mots clefs que pour le blog principal.

Merci.

Alain ROLAND

 

 

 

 

 

12:42 Écrit par alaro11 dans Actualité, Loisirs, Navigation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : convoyage de paquita, chantier naval | | |  Facebook | |  Imprimer |

21/02/2012

Hibernatus!!!

On ne l'attendait plus, on scrutait l'apparition de premiers perce-neige et on se serait presque laisser convaincre par les adeptes du réchauffement climatique.

Et puis, sans prévenir, nous voilà envellopés dans des tourbillons d'air polaire à observer le témoin du thermomètre plonger vers les profondeurs abyssales de son cadre.

Bon, au début je ne me suis pas trop inquiété puisque les climatologues nous disaient que le climat se réchauffait lentement mais sûrement, cet épisode n'était selon moi que les derniers soubressauts de la bête climatique en train d'agoniser.

Au bout de quelques jours, j'ai pris mon courage à deux mains et je suis retourné voir la belle au bois dormant plongée dans son sommeil cataleptique. Bien m'en a pris, car par ces températures de moins douze degrés, les sorties des évacuations d'eau avaient gelé, et les deux pompes avaient pompé, sans rien pouvoir évacuer et s'étaient mises en sécurité et quand une pompe se met en sécurité, elle ne pompe plus et... L'eau monte!

Pas de chance donc, mais comme je suis quelqu'un de prévoyant, j'ai une pompe de réserve 12 volts et une autre en 220 volts. J'ai donc assemblé un tuyau flexible de quatre mètres sur ma petite pompe, mais qui peut évacuer 4000 litres par heure, et je suis retourné au bateau pour pomper cette eau qui stagnait dans les fonds.

Petzel sur le front, j'ai descendu la pompe pour l'immerger et "clock" elle ne s'est pas immergée, posée sur cette flotte qui avait eu la mauvaise idée de geler.

Là, je comprend que je suis dedans (vous avez deviné ce à quoi je pense!) car l'eau qui gèle se dilate et en se dilatant, pousse vers l'extérieur et lorsque on pousse vers l'extérieur d'une coque en bois, les planches se disjoignent et au dégel...

Bon, c'est vrai que dans les premiers moments ont flippe, mais tout de même, au bout d'un moment la raison l'emporte.

Je prends donc un pied de biche et je... Frappe délicatement la surface gelée, pour me rendre compte que la couche est très mince et que je peux tout de même immerger ma pompe. Je vide donc l'eau et au bout d'un certain temps, il ne reste que la fine couche supérieure de glace et un sourire béat sur mon visage, je ne le vois pas, mais je le sens.

Au dehors, l'eau commence à geler à grandes plaques, sauf autour de Paquita qui, je le pense, sera épargnée par la banquise due, comme les climatologues l'on précisé sur TF1, à l'air froid descendu du pôle à cause de la fonte des glaces qui refroidissent cet air, fonte due au réchauffement du climat. J'espère que vous me suivez!

Deux jours plus tard, c'est fait, tout est gelé et la coque est prise, mon inquiétude monte jusqu'à ce que je me rende compte que la ligne bleue qui délimite la ligne de flottaison est clairement hors de l'eau, enfin de la glace, ce qui veut dire que la coque s'est soulevée et est donc à l'abri des mâchoires de glace.

L'intérieur du compartiment des machines (que je nomme pompeusement "salle des machines") est à l'abri du gel grâce au radiateur électrique que j'ai placé, c'est du moins ce que je crois, car en fait il ne fonctionne plus et lorsque je m'en apperçois, il est trop tard et les canalisations ont gelé aussi. A l'avant, c'est pareil, tout est pris dans la glace, au moins l'eau n'entre plus c'est déjà ça!

Lorsqu'enfin le dégel est annoncé et que les températures positives nous libèrent des glace, je prends trois jours de congé que je passe à bord, en compagnie du poêle à pétrole afin de surveille le dégel de la coque et des canalisations.

Mais Paquita est solide et son équipement de qualité, car une fois dégelées, les pompes ont redémarré et tout est comme avant l'hiver.

J'ai tout de même décidé de la sortir de l'eau en juin afin de mettre la coque à nu et de terminer les réparation de superstructure au sec. Elle ne retournera à l'eau qu'une fois en état, ça coûte de l'argent, mais je n'ai plus envie de stresser comme je l'ai fait et de risquer mon bateau comme ça.

Voici quelques photos de cet hiver de réchauffement...

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Ca commence à prendre, mais Paquita est encore en eau libre.

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Là c'est pris!

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Pas marrant!

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Chez nous, quand le climat se réchauffe, il se réchauffe hein!!!

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Mais comme le laisse penser le tendeur d'amarre de Kénavo, ça fond!

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Pas vite, mais on est dans le bon!!!

Hélas ça ne fond pas partout, surtout à l'intérieur.

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Mais bon, tout est bien qui fini bien et tout est rentré dans l'ordre. Par contre, quelques kilomètres en amont, un bateau est coulé, encore amarré par l'avant et l'arrière. Triste!!!

 

20:18 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

21/10/2011

Avant d'hiverner et d'hiberner!

Voici déjà que le froid et les premières gelées frappent à nos portes, le bilan de la période "estivale" est bon en ce qui concerne le bateau. J'ai fait tout ce que j'avais prévu de faire et les parties malsaines ont été ôtées et remplacées par du neuf, le bateau est couvert et ventillé. Normal j'ai ôté les vitrages!!!

L'an prochain, nous allons aller au chantier afin d'y travailler plus confortablement et au sec.

Les travaux seront les suivants:

-Mise à nu de la coque, étanchéification, remise en peinture et antifooling, remplacement des anodes, placement d'une seconde antenne sonar.

-Réparation de la timonerie et de la cabine avant, placement de quatre hublots.

-Remise en état du pont, du liston, de la lisse.

-Installation d'un sondeur neuf, du chauffage et remise à neuf de l'intérieur des cabines.

-Remplacement du cabriolet par un neuf en tissu marin.

Peut-être est-ce trop me direz-vous!

Et je serais de votre avis si ces travaux devaient se faire avec le bateau à l'eau, mais là il sera au sec, sous abri et je ne serai plus tenu par les conditions météorologiques. 

De plus j'ai encore mes congés de fin de carrière qui vont me donner du temps pour travailler, ajoutez à cela que je ne devrai plus attendre d'économiser pour acheter tel ou tel produit et vous comprendrez aisaiment que toutes les conditions seront remplies pour terminer la remise en état de la demoiselle.

Mais il me faut encore vous montrer la fin des travaux d'été. Nous nous étions arrêtés sur la remise en état du côté bâbord, j'ai aussi troué le côté tribord afin de ne pas laisser le bateau passer encore un hiver dans cet état.

Voici donc le reportage en photo.

 

Vue intérieure de la réparation espagnole du panneau arrière, lequel est constitué d'un support en contreplaqué sur lequel est posé une "peau" en acajou, à l'origine, mais remplacé par du méranti. On voit la colle utilisée en Espagne et qui déborde sous le panneau. Elle est en fait un silicone destiné à la construction et non aux applications marines.

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J'ai ôté le "renfort" posé en Espagne sans trop de difficultés, simplement en tirant dessus. Bon, je relativise, j'ai de grosses pattes, mais on peut voir les vis qui étaient sensées maintenir la pièce. Heureusement, toute la visserie est en inox marin, donc je récupère! On peut voir que sans l'utilisation d'un outil comme le FEIN Multimaster, les coupes sont plus qu'aproximatives et que le non traitement des parties remplacée est à l'origine de leur destruction par l'humidité.

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Le côté tribord du bordé où les mêmes remarques sont d'application.

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Première étape, couper et démonter le support du liston. Il faut ôter les vis à la main, car l'usage de la dévisseuse endommage les têtes. J'ai aussi coupé la partie caoutchouc du liston afin de ne plus l'avoir dans le chemin. Il est évident que si le bateau avait été au sec, j'aurais déposé l'entièreté du liston et démonté tout le support.

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Une vue plus large montre l'étendue de la réparation à faire.

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Même chose sur cette vue qui montre la partie arrière aussi.

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La pièce a déposer et une fois celle-ci déposée.

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Vu de l'extérieur, c'est toujours impressionnant, mais bon on en a vu d'autres!!!

Le Multimaster FEIN va encore être bien utile!

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 Encore une vis espagnole!!!

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Il faut couper jusqu'à ce qu'on atteigne la partie saine.

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Ensuite on passe à l'arrière. Ici, j'ai opté pour une autre manière de procéder en ôtant l'arrière et le côté en même temps, ceci afin de mieux ordonner l'avancement des travaux car ici j'ai décidé de remplacer la "peau" en acajou et ensuite, de refaire le support par l'intérieur.

Ici, on voit le panneau posé en Espagne et qui est en fait la "peau" de la coque. Comme la pièce est mal coupée, je ne peux la récupérer.

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Les traces blanches sont celles laissées par le silicone, on peut voir que l'entreprise était vouée à l'échec car vulnérable aux infiltrations d'eau entre la peau et le support. on est sur un bateau, pas dans une cuisine tout de même!

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Le support est également déposé.

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Vu de l'intérieur, ça peut faire peur!

Pas à moi, enfin... Pas trop!

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Quoique vu comme ça! Une première pièce en acajou a déjà été posée dans le fond côté tribord.

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Petit à petit...

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La grande pièce arrière est posée, remarquez l'ajustage de la partie inférieure qu'il a fallu adapter afin que sa partie haute soit parrallèle au pont. Rien n'est droit sur un bateau...

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De l'éxtérieur. A noter que la dernière latte du bordé a été laissée volontairement plus grande afin de l'ajuster une fois l'assemblage solidifié, ce que je n'ai pas fait à bâbord et qui va m'obliger à utiliser un subterfuge.

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Vue de la dernière latte du bordé tribord.

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Ensuite l'avant-dernière, ou l'antépénultième pour les puristes, latte arrière est posée, ce sera la dernière cette année, car le tout étant recouvert d'une bâche, il n'y a plus à craindre d'entrée d'eau et je préfère terminer le coin au printemps lorsque les températures seront plus clémentes.

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Les deux vues qui suivent montrent que les pièces ont été posées en respectant le profil de la coque ce qui n'était pas le cas avec la réparation faite en Espagne, les différences de niveau avaient été comblées avec du mastic de carrosserie... (sans commentaires).

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Le bois est bien sûr un bois exotique, pas du sapin des landes teinté!

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Vu de l'intérieur, c'est nettement mieux qu'avant!

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Voilà, il me restera donc à terminer cette partie au printemps prochain, avant d'aller au chantier, car il faut absolument que cette partie ait retrouvé son intégrité et sa rigididé structurelle avant que le bateau ne soit soulevé.

Je ne sais pas si je pourrai y travailler cet hiver, étant donné que l'usage des colle et verni est impossible sur le bateau et qu'à la maison il n'y a pas de lieu dédié au bricolage, je pense que je vais me contenter de surveiller l'évolution de l'hivernage semaine après semaine et réfléchir à différentes méthodes pour réparer l'avant en me basant sur l'expérience acquise durant ces semaines de travail à bord.

Il faut être patient et je m'y était préparé. Je vais donc aussi entrer en hibernation bien au chaud dans ma grotte!

A bientôt.

 

 

 

 

 

 

 

14:00 Écrit par alaro11 dans Actualité, Navigation | Lien permanent | Commentaires (2) | | |  Facebook | |  Imprimer |

08/10/2011

Entre bâbord et tribord, au-dessus du pont!

La partie bâbord et arrière de la coque étant réparée, je me suis décidé à décaper et réparer la cloison arrière de la cabine.

L'état des lieux n'est guère encourageant, la peinture est à l'époxy, par endroit elle ne tient pas, et est facile à ôter, par contre il y a des endroits où elle accroche. A problème radical, solution radicale. Le décapeur thermique!

Mais jen n'en ai pas!

Qu'à cela ne tienne, j'utiliserai une lampe à souder au gaz, c'est écolo, sauf que sur du bois... Et la peinture qui tombe enflammée à l'intérieur... Mais je m'en fiche, même pas peur! Je dépose des chiffons humides sous les trajectoires verticales et vogue la galère!

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En plus c'est efficace.

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La partie centrale par contre est en piteux état et moi, quand c'est foutu...

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Je coupe!!!

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Bon, après il faut refaire, mais c'est comme ça que le métier entre. Voici comment transformer un établi à 10€ acheté chez "Brico dépôt" en table de sciage.

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Le résultat brut.

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Les rainures destinées aux vitrages sont tracées.

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Une fois la pièce terminée, elle est traitée au G4 et posée.

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Parfois il pleut.

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Ensuite il faut enduire le côté tribord pour bien finir la surface avant peinture.

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Et poncer, quand c'est comme ça sous la latte, c'est bon.

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Ne restera plus que le ponçage de finition avec de l'enduit pour carrosserie, mais ce n'est pas pour tout de suite.

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Vue d'ensemble.

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15:16 Écrit par alaro11 dans Navigation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : restauration de bateau en bois | | |  Facebook | |  Imprimer |

Sus à la gangrène!!!

 

+La question qui se pose est la suivante: laisser en l'état et attendre d'avoir les finances pour sortir le bateau de l'eau ou prendre le risque de faire les travaux en laissant le bateau à flot?

La poser c'est déjà y répondre lorsqu'on s'inquiète un tant soit peu de ses finances. Donc, on opère la malade à domicile mais avec un minimum de précautions, comme par exemple de matérialiser la ligne de flotaison à l'intérieur de la coque.

J'ai décidé de m'occuper d'abord du côte... Bâbord, pas pour la rime, mais parce-qu'il me semblait plus atteint.

Comme je n'ai pas la chance d'avoir les supers pouvoirs de superman et que je ne peux voir au travers de la matière, j'ai décidé d'enlever tout ce qui ne me semble pas en état, ou traduit autrement ce qui est pourri.

Voici le récit en image, c'est plus simple qu'une grande description.

 En premier lieu, j'ai déposé le vaigrage qui était cloué en n'oubliant pas de numéroter les lattes pour la repose.

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Derrière, c'est pas joli joli!

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Et en gros plan c'est pas mieux. On peut constater que le bois utilisé pour réparer cette partie n'a pas été traité et qu'il est simplement vissé et collé avec de la colle silicone (le bourrelet blanc situé en bas de la photo).

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La trace marquée par le tournevis indique où commence la partie encore saine, en d'autres mots, tout ce qui est au-dessus doit être ôté.

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Lorsque je disais que c'étais pourri, je savais bien que j'avais raison... La cause de tout ça, ormis l'incompétence des gens qui on effectué les travaux, c'est l'eau de pluie et la lisse qui n'était plus étanche, l'eau de pluie s'est infiltrée dans le bois et comme eau plus chaleur égale champignon, ceux-ci on fait leur sale boulot.

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Derrière on peut enfin voir de ses yeux comment la coque a été "réparée", des bouts de planches vissés sur une "structure" que j'ai ôtée à la main tant elle était bien fixée et dont l'étanchéité était assurée au moyen de silicone.

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J'ai tracé la ligne de coupe (au crayon sous le "joint").

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Ensuite, j'ai coupé!

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Vue d'ensemble, vous pouvez constater que j'ai laissé en place la partie bâbord du bordé qui doit aussi être remplacée, pour une question de rigidité. Ceci me servira pour l'autre bord.

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Le trou est obturé par un panneau de contreplaqué marin de mm en lieu et place de la structure d'origine composée d'un panneau de contreplaqué de 10mm recouvert d'une "peau" en contreplaqué marin finition acajou.

L'autre bord sera réparé d'une autre manière, quoiqu'il en soit, la rigidité sera égale des deux côtés, et comme la coque est destinée à être peinte, l'essence du bois de finition importe peu. Car croyez-moi, c'est du solide.

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14:29 Écrit par alaro11 dans Navigation | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

08/08/2011

Le temps est une denrée rare!

Le temps est une denrée rare lorsqu’on rénove un bateau, parce que la moindre action posée devient une réaction en chaîne dans laquelle vous ne maîtrisez plus les délais d’exécution.

Vous pensez que fabriquer et mettre en place un petit bout de bois destiné à prolonger le barotin que vous avez sadiquement amputé du tiers de sa longueur est d’une simplicité telle, qu’à côté ouvrir une bouteille d’eau ressemble à la résolution d’une des équations de la théorie de la relativité, alors qu’à peine l’étape de la prise de mesures terminée, vous voilà confronté au premier souci.

En effet, la géométrie avec ses angles et ses droites va commencer à vous jouer des tours, car à bord d’un bateau, rien n’est droit, les angles de 90° sont bons pour le compas du bord entre les points cardinaux, mais pas pour la coque et sa structure.

L’horizontale ? Vous la cherchez toujours, car à force de travailler en étant ballotté d’un bord sur l’autre, même le quai prend des airs de ligne de fuite. Pour la sauvegarde de votre équilibre et de votre santé mentale, ne posez jamais un niveau à bulle à un endroit quelconque du bateau, jetez-le plutôt à la flotte ou oubliez-le à la maison.

A la lecture de ce qui suit, personne ne s’étonnera plus, j’espère, que la fabrication d’une simple pièce de structure de deux mètres de long en contreplaqué comme cette satanée sous-bauquière m'a demandé plus de dix heures de travail réparties en plusieurs jours?

En tout cas, il faut dépasser le stade clinique où il est encore possible de croire que tout est simple, car si les difficultés de constructions sont maîtrisées la simplicité elle n’est pas au rendez-vous.

Ce n’est pas le cheminement intellectuel de la conception, sur plan virtuel, de cette petite pièce qui va vous griller les neurones et manger votre temps.
Non, c’est simplement qu’après avoir pris vos mesures, les avoir rapportées la langue pincée entre les lèvres, sur votre morceau de contreplaqué et qu’ensuite après avoir découpé scrupuleusement celui-ci, vous allez vous prendre un râteau en pleine poire.

En effet, après vous êtes précipité, avec la lenteur calculée de celui qui sait qu’il vient de poser un geste de pro, vers le barrotin que vous avez opéré, vous vous rendrez compte que la pièce construite avec assurance ne s’ajuste pas du tout !

Première réaction!
Put… de m… !

Ensuite, votre cerveau commence à douter, lui qui sait tout a fait prendre des mesures tridimensionnelles à l’aide d’instruments de haute précision pour s’assurer que tout irait bien, les yeux lui ont envoyé des images supposées correctes, il a constitué virtuellement la prothèse et voilà que cette saleté ne s’ajuste pas.

C’est quoi le problème ? Neuronal ? des synapses bousillés ?

Non, c’est tout simple mais vous ne le découvrirez que lentement.
Dans la dure réalité, l’angle supérieur supposé à 90° et enregistré comme tel par les yeux ne fait en fait que 86°32’ entre deux faces et  l’autre, celui qui doit prendre appui sous le pont fait 93°10’.

Il faut ajuster !

Et voilà comment la fabrication d’une pièce ridicule de simplicité va vous prendre plus d’une heure, voir deux si tout s’acharne sur vous comme c’est souvent le cas.

Pire donc, plus cet élément est petit, plus il est pénible de le manipuler pour lui donner la bonne forme, tout au moins si vous êtes équipés d’origine comme moi de paluches qui n’ont rien à voir avec celles d’un horloger (il y en a qui disent de gynécologue allez savoir pourquoi !).

En effet, ce petit bout de matière de presque quatre centimètres de côté, qui tient à grand peine entre vos gros doigts va s’animer d’une vie propre, il fuit, se dérobe sous le serre-joint, qui, complice se met à tourner au moment du serrage et lorsqu’enfin les deux salopards sont domptés voilà qu’au dernier essayage, la pièce s’échappe en tournant de vos gros doigts en bondissant et rebondissant pour réussir à passer derrière le réservoir à carburant et aller se cacher à fond de cale sous le ber moteur.

Alors là, deux solutions : recommencer tout, ou procéder à une recherche approfondie du fugitif.

Je vous le dit tout de suite, la première serait la meilleure, mais notre esprit ne peut pas concevoir cette formule.
Vous optez donc pour la seconde solution et vous voilà déplaçant l’établi pliant, poussant rageusement du pied l’aspirateur, les machines, les déchets de bois et tout ce qui encombre pour ôter les trappes de visite du compartiment moteur.

Une fois tout dégagé, vous essayez de trouver une place suffisante pour étendre votre encombrante carcasse sur ce sol mouvant recouvert de sciure et de déchets de coupes. Couché le jambes repliées pour tenter de gagner un peu de place, vous commencez à scruter les fonds,  la tête ceinturée de votre lampe frontale collée dans la sueur qui coule de votre crâne pour tenter de repérer ce crapuleux bout de bois qui sait que même découvert il restera hors de portée de vos gros doigts avides.

Quand quinze minutes et deux côtes froissées plus tard, après avoir allongé dangereusement votre bras droit, vous tenez enfin le coupable et qu’une fois tout repositionné vous le crucifiez d'une vis à la place désignée, enduit de G4 et d’époxy, vous sentirez monter en vous une jouissance incroyable, une sorte de bonheur suprême!

J’ai vaincu vous dites-vous !

Et bien non, détrompez-vous , car après avoir entrepris de reprendre une position verticale, les bras écartés, dans l’attitude de celui qui a terrassé le dragon et qui attend les vivats de la foule, vous balayerez la timonerie d’un air triomphant pour constater très vite que le sourire béat éclairant vos lèvres se transformera instantanément en moue rageuse précisément à l’instant où vos yeux se poseront sur l’horloge du tableau de bord qui de ses deux petits bras vous montrera que vous avez passé deux heures à vous battre avec un simple morceau de bois.

Et dans les brumes lointaines de votre rage à peine contenue, vous serez certain d’entendre comme un ricanement !

La fabrication de la sous-bauquière à été précédée d’un épisode de ce genre et je préfère confier aux photos et à leur commentaires, le soins d’expliquer le cheminement de la fabrication et de la pose de ce nouvel élément garant de la structure du bateau.

Au centre de la photo, le coupable qui rigole moins!

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Le premier problème est que la sous-bauquière d'origine est épaisse de 45mm et que le contreplaqué marin fait lui 25mm. Pour obtenir une pièce aussi solide que celle d'origine et renforcer le pont en solidarisant les renforts posés sous le nable et les tubes de l'échelle de coupée, je décide de doubler la planche de contreplaqué, ce qui donne 50mm.
Je vais devoir l'usiner sur toute la longueur des renforts de passavant afin d'étre au même niveau que ce qui reste de la sous-bauqière d'origine. Je vais devoir faire une coupe de 30mm de haut et de 10mm  dans l'épaisseur. Voici une vue de l'outil FEIN prêt à oeuvrer.

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Voici une vue de la machine en position de travail. Et moi aussi, pas facile de tenir les deux et en plus de faire une photo nette!

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L'entaille est faite.

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Découpe terminée. Les plus attentifs observeront une fine ligne transversale. Je dis à tout le monde que c'est une découpe volontaire de la planche afin de tester les affirmations des ingénieurs de West System qui disent que leur produit permet ce genre de d'assemblages, car cela flatte mon égo.
Mais en fait, pressé par le temps ce vendredi, je me suis trompé et j'ai coupé le mauvais côté. J'ai donc du réassembler le tout pour recommencer ma découpe.

Ce qui veut dire qu'il faut abandonner ses certitudes et admettre que tout le monde peut se tromper!

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Voilà la réparation qui démontre encore une fois que sur un bateau, un angle droit ne fait pas 90°.

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Les deux planches assemblées, collées à l'époxy et vissées.

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Détail.

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Enfin posée!

Avant.

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Après!

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10:42 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (4) | | |  Facebook | |  Imprimer |

30/07/2011

C'est la goutte d'eau qui...

Comme on peut le voir, c'est une grosse goutte qui a presque fait déborder le seau. De toute manière, la bâche était déjà dans le coffre de la voiture, il restait à construire une structure qui autoriserait la circulation sur le bateau par temps de pluie afin de continuer les travaux sans dépendre de la météo.

Comme je n'ai pas les moyens d'aller au chantier pour l'instant, j'ai construit un chantier sur le bateau.

Ca c'est la "goutte", l'eau a réussi à dissoudre la pâte que j'avais placée provisoirement sous le nable de remplissage de carburant, c'est ce qui explique la couleur de l'eau, la pâte était blanche.

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La structure ne m'a pas coûté plus de quinze euros, j'ai réutilisé de vieux bois, détourné un ancien tréteau...

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Le tout est ensuite recouvert de tubes de mousse d'isolation pour tuyaux de chauffage afin de protéger la bâche.

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Puis, avec l'aide de Christine et de Denis venu en voisin, le tout est couvert . Cela donne une gueule d'enfer au bateau!

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Vu de l'intérieur on se croirait dans une mongolfière et une fois dessous, j'ai l'impression d'être le grand schroumph ou de sortir de Vinéa avec ma peau bleue (pour ceux qui connaissent Yoko Tsuno).

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Aujourd'hui, j'ai été ajuster tout ça et une fois la bâche bien attachée j'ai décidé de tout ranger dans le bateau, c'est à dire, collationner tout ce qui traînait à gauche et à droite et à tout placer dans les bacs prévus pour chaque usage, peinture, produits, matériel de bord et caisse à outils. Si je vous dit que ça m'a pris la journée, j'espère que vous me croirez.

Avant! (sans commentaires!!!)

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Après!

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Devant aussi c'est rangé

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La suite à plus tard, je suis fatigué et courbaturé, on n'a plus vingt ans!!!

 

 

 

 

21:42 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

24/07/2011

Quelques heures à enquêter sur l'origine d'une infiltration, suivez les experts...

J'avais eu raison de réparer le châssis arrière lors de ce 21 juillet, car le lendemain la pluie est revenue djuuu!

Je suis donc passé au plan de remplacement et j'ai commencé la prise de mesures destinées à fabriquer le premier élément de la sous-bauquière tribord. Pour effectuer cette opération, j'ai du me coucher à ras du plancher de la timonerie et j'ai constaté qu'il y avait de l'eau sur la partie arrière du réservoir.

Triste constatation, mais avant de jeter les bras au ciel et de jurer comme un possédé, j'ai tenté de trouver d'où venait cette flotte

En passant la main sous le pont, entre deux barrotins, j'ai constaté que la fine plaque de contreplaqué d'origine, 5mm, était humide et friable. Je l'ai ôtée complètement après avoir déposé le nable, dont une vis était cassée et recollée avec du sikaflex (merci encore une fois à ces merveilleux artisans de Tarragone qui ont oeuvré comme des cochons afin de me fournir du boulot!). ci-dessous, la nable dont la vis supérieure est cassée, sa tête est en bas à gauche.

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Une fois déposé, le nable offre à mon regard, toute sa décrépitude.

En bas la vis recollée au sika!

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Une autre photo du nable que je vais remettre en état puisque je l'ai en main!

Je vous passe les détails, puisque c'est seulement à l'huile de coude et au papier de verre que je l'ai récupéré.

Avant!

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Après!

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Ensuite j'ai rectifié la découpe dans le pont!

pont en teck,nable

On peut remarquer au bas de la photo, la bande collante placée pour empêcher l'eau de pénétrer entre la cloison et le quart de rond au niveau du joint de pont.

Vue du dessous après nettoyage et ablation du sous pont en contreplaqué. C'est propre et sec!

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Je prépare la pièce de renfort qui sera collée sur la bauquière et les deux barotins, elle viendra également se coller sur la moitié de la largeur du barotin arrière car une seconde plaque sera fabriquée pour renforcer le pont au niveau du tube support de l'échelle latérale, que je n'ai pas eu avec le bateau et que je devrai acheter ou fabriquer.

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Après avoir enduit de G4, je laisse la pièce sècher avant de la poser et m'en vais découper la cloison entre la timonerie et la cabine arrière. L'eau douce du ciel a provoqué beaucoup de dégâts en s'insinuant par le portillon!
Mais bon, il faut couper pour pouvoir remplacer ensuite.

Tout d'abord, entaillage à l'avant. 

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A l'arrière.

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Le résultat.

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En y regardant d'un peu plus près, je constate que le réservoir est à nouveau mouillé après les averses tombées il y a quelques minute et en passant ma main sous le pont qui est resté sec, je vois perler une goutte à la jointure entre le pont et la nouvelle cloison posée à la place du portillon. J'ôte la bande collante vue tout à l'heure et je constate que la face qui aurait du coller est humide. Assis sur le coffre tribord, je cherche à savoir d'où vient cette eau puisque le pont est quasi sec!

En posant un projecteur sur le pont, je vois que la base de la cloison est brillante, au toucher elle est humide. J'ai trouvé, l'eau vient du toit de la timonerie, elle tombe ensuite sur la paroi et vient s'infiltrer à la base pour courir tout le long et sortir par un endroit où il n'y a pas eu d'époxy. C'est une bonne nouvelle, d'abord parce que j'ai trouvé, ensuite si l'eau coule cela veut dire que tout le bois est étanche et n'absorbe plus. Je sèche le tout et je place une large bande de tape tout le long de la cloison.

Le solution définitive pour le mois prochain par l'achat et la pose d'une grande et solide bâche sur tout l'avant du bateau, de cette manière il n'y aura plus d'eau de ruissellement et je pourrai enlever les quart de rond et terminer la réparation des cloisons avant.

Mais avant de terminer la journée, je décide de fignoler la partie suppérieure de la cloison posée à la place du portillon et qui griffe ma tendre peau à chaque passage sur le pont.

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Le résultat n'est pas très marqué, mais c'est le début, la suite la semaine prochaine.

 

 

 

 

 

 

10:33 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

21/07/2011

Jour férié mais pas chômé!

Au lieu d'une météo pourrie, j'ai eu la chance d'avoir un temps couvert, mais sans pluie et j'ai donc décidé de modifier mon programme et de réparer l'encadrement des vitrages arrière. Je pense avoir bien fait vu la dégradation du temps que nous subissons maintenant.

 

La vitre tribord est déposée délicatement! 

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La partie droite est à remplacer, elle est non réparable car trop affaiblie.

Pas d'hésitations, on ôte la tumeur jusqu'aux tissus sains!

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Tout d'abord, pratiquer une saignée le long de la cloison neuve pour être certain que de l'époxy ne s'est pas infiltré entre les deux parties.

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Tumeur ôtée!

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La prothèse est essayée et la découpe du vitrage est dessinée.

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La découpe du vitrage est faite à la scie sauteuse.

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Ensuite la rainure destinée à la vitre est creusée. Le petit bout manquant à droite est destiné à faciliter la mise en place de la pièce par l'intérieur, le morceau est conservé pour être replacé lorsque la pièce sera posée définitivement.

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Il faut prendre le temps de bien finir la pièce.

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Ensuite, les parties destinées à recevoir l'époxy sont traitées avec du G4.

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Mise en place et collage. Demain la rainure sera ajustée, de même que la tranche arrière de la cloison tribord qui doit être arrondie.

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Comme mon idée première était d'arranger la sous-bauquière bâbord, que j'avais fait couper à 11 cm de large au lieu de 9, je la recoupe.

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Ensuite je prépare celle de tribord en procédant à la découpe des parties malsaines.

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j'en profite pour commencer la découpe de la cloison entre la timonerie et la cabine arrière. Ici aussi il faut retrouver les parties saines.

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La suite à demain.

 

 

 

 

20:00 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

17/07/2011

Encore un pas en avant!

La réparation de la cabine arrière avance bon train, une étape importante vient d'être franchie par la mise en place de la cloison tribord jusque dans la timonerie.

Pour la première fois depuis 2000, date de la mise en place du portillon, le bateau a retrouvé sa rigidité au niveau de la superstructure.

Par la même occasion, j'ai remplacé la sous-bauquière bâbord. La semaine prochaine, je vais réparer la sous-bauquière tribord, de cette manière la liaison sera rétablie jusqu'à la timonerie. Je commencerai donc les réparations du cabinet de toilette et le côté tribord du poste d'équipage. J'en suis au gros oeuvre, les finitions font partie des travaux qui pourront s'exécuter à l'automne voir l'hiver grâce au poele à pétrole qui sera bientôt rejoint par un second exemplaire pour chauffer tout le bateau.

Voici donc les dernières photos.

pour commencer, les rainures destinées à recevoir les vitrages ont été creusées.

Côté arrière. 

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Côté avant, ici avec sa vitre déjà posée (le crayon est placé afin de matérialiser le vitrage).

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Vue d'ensemble du panneau équipé, provisoirement, de ses vitrages.

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De la bande isolante est ensuite collée tout le long du "quart de rond" qui fait la jonction entre la cloison et le pont, cet élément sera remplacé lorsque toutes les cloisons auront été réparées. L'isolant est là pour empêcher l'époxy d'adhérer au quart de rond et donc d'en faciliter la dépose ultérieure.

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Après enduisage à l'époxy "beurre de cacahuètes", la panneau arrière est posé.

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Puis l'avant, le tout est maintenu en place par de petites lattes métalliques et des équerres.

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L'assemblage vu de l'extérieur.

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De l'intérieur.

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L'assemblage de la partie avant, là où était le portillon.

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Ensuite, comme je ne peux plus rien faire de ce côté en attendant la prise complète de l'assemblage qui sera définitive dans quelques jours, je remplace la sous-bauquière bâbord.

Avant

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Après!

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Vu de l'avant.

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Voilà, c'est tout pour ce week-end, la semaine prochaine, je réparerai donc l'autre côté, ensuite je reviendrai sur la partie bâbord, sur la photo ci-dessus, afin de corriger les erreurs faites lors de la reconstruction. J'ai bien compris que j'aurais mieux fait de tout changer comme pour le côté tribord. Mais bon, c'est en faisant des erreurs qu'on apprend et la réparation est très solide, raison pour laquelle je ne recommence pas ce côté.

Voilà, je dois dire que j'ai accéléré un peu la cadence, car j'avais cru percevoir de l'inquiétude dans le commentaire que Virginie, la marraine de Paquita, avait laissé sur facebook à la suite de la parution de mon dernier article et il ne faut pas laisser s'inquiéter la marraine d'un bateau, c'est pas gentil et ça porte malheur.

J'espère donc qu'elle est rassurée. En tout cas, moi je le suis!

11:11 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (2) | | |  Facebook | |  Imprimer |

11/07/2011

Réparation de la cloison tribord part two!

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J'ai été dans l'obligation d'acheter une seconde plaque de contreplaqué marin en 25mm, mais cette fois je l'ai fait découper aux bonnes dimensions, c'est plus simple et je manque de place à l'intérieur pour manipuler de grandes longueurs. Une fois tout ça à bord, j'ai découpé et ajusté la première partie, la cloison du roof sans y pratiquer de découpe. Comme je suis seul pour manipuler cet encombrant et lourd objet sur un passavant étroit, je l'ai muni d'une poignée de transport maison.

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Afin d'éviter qu'elle ne tombe à l'eau au passage d'un bateau, elle est fixée avec deux petites équerres et trois fers plats.

 

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Ensuite, il faut tracer la découpe femelle sur le petit panneau qui remplace le portillon.

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Et le découper!

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Puis tracer et découper l'emboitement de l'autre partie.

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Pour cette partie, je me suis décidé à remplacer ma vieille scie sauteuse de vingt ans d'âge par une neuve de meilleure qualité, et... Je me rends compte que j'aurais du le faire depuis longtemps!

Découpe du grand panneau pour l'emboitement.

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superposition des deux éléments impossible à assembler avant la pose pour des raisons de longueur utile à plat dans le bateau. Ne reste qu'une solution, poser la grande partie, la fixer et ensuite coller le petit morceau.

Je décide tout de même de faire un essais avant de continuer la confection.

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Si pour ce côté la solution crénelée est une bonne solution car elle permet de doubler la surface de collage et donc la rigidité, elle l'est moins pour le raccordement à la structure existante, car le pont du bateau n'est pas plan, une découpe en biseau aurait été plus facile à gérer et à ajuster.

Ici j'ai du déposer plusieurs fois la pièce avant pour ajustage avant de trouver une solution acceptable, quoique j'aie du accepter de recourir à des joints plus épais.

Les joints plus épais ne sont pas un problème au niveau fonctionnel, que du contraire, puisque le collage à l'époxy est plus efficace en utilisant des épaisseurs de colle plus importantes mais cela au détriment de l'esthétique, ce qui revient à dire que ce genre d'assemblage est destiné à être peint ou recouvert d'une feuille de bois de finition.

Pour l'heure, il me faut découper les ouvertures pour placer les vitres en verre "sécurit".

Pour commencer, la partie arrière, le tout réalisé sans gabarit ni patron pour la simple raison que je ne dispose que des vitres. Mais grâce à la scie sauteuse BOSH et au multimaster FEIN, le résultat est à la hauteru de mes espérances.

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La partie avant.

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Il me reste à façonner la découpe destinée à recevoir les vitres et l'encadrement métallique, ensuite traiter le tout au G4 avant de procéder au collage.

 

 

20:37 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

05/07/2011

Réparation de la cloison tribord

 Le plus gros boulot est lancé depuis samedi.

La réparation consiste au démontage de la cloison tribord depuis l'arrière jusqu'à la timonerie, démontage étant un grand mot puisqu'il s'agit plutôt d'ôter les parties endommagées par la pourriture et surtout ce stupide et inutile portillon pour remplacer le tout par un panneau en contreplaqué marin de 25mm d'épaisseur.

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Au début voici l'état de la cloison, photo prise à Tarragone en avril 2010

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Réparé provisoirement par le collage de planchettes en méranti pour "cacher la misère" et empêcher l'eau d'entrer durant le voyage de retour.

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Ce qui donne ceci un an plus tard.

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L'humidité a continué son travail de sape derrière la peinture bi-composants et les planchettes.

A l'intérieur, ça donne ça:

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Ma décision est de tout enlever et de tout remplacer par du neuf.

La première étape consiste à déposer les fenêtres et leur encadrement métallique. On peut voir les dégâts causés par l'eau de pluie.

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Vu de l'extérieur, ce n'est pas plus joli. En bref, c'est vraiment à remplacer!

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J'ai taillé dans le vif.

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Radical mais propre, il reste à enlever la partie supérieure qui est toujours collée au toit.

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La partie malade enlevée et la plaie nettoyée, le bois reprend un aspect nettement plus sain, surtout au niveau du pont qui, comme partout ailleurs n'a subit aucun dommage.

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Coupé à ras du toit, le bois est sain et prêt à recevoir le nouveau panneau qui sera collé à l'époxy.

Il me reste à redonner un bel aspect au renfort par un passage à la raboteuse.

Le panneau arrière est rectifié.

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La partie qui se prolonge dans la timonerie est ôtée et le reste est taillé pour en augmenter la surface de contact.

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Impressionnant vu de l'intérieur de la timonerie!

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Encore pire vu de l'extérieur, en fait il manque près de trois mètres de cloison.

Il me faudra une autre plaque de contreplaqué, la suite au prochain week-end.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21:20 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (5) | | |  Facebook | |  Imprimer |

04/07/2011

Réparation du plancher de la timonerie

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Voilà où nous en étions restés, le cadre du plancher a été reconstruit, consolidé et repeint.

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La plaque du plancher a été débarrassée de la partie pourrie, j'ai pratiqué une découpe en crénaux afin d'augmenter la surface de contact et donc, augmenter la solidité de l'assemblage.

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La pièce est collée à l'époxy et maintenue en place par des agraphes. La pièce est volontairement plus longue, elle sera ajustée une fois le collage sec.

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Une fois coupée à la bonne dimension, la pièce est ajustée en épaisseur, j'ai fait trois passes avec le rabot électrique pour la remettre à la bonne épaisseur.

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L'autre côté, sur lequel je remplacerai les planchettes de méranti plus tard!

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La plaque ajustée en longueur et posée.

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Et enfin, une vue sous le même angle que la première pour comparer.

 

 

 

 

 

21:00 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

10/06/2011

Consolidation de la timonerie, suite.

J'aurais pu ajouter: "ou comment un bateau en bois prend l'eau".

Un titre qui est le résultat de mes observations en cours de remise en état du bateau. Hier, j'ai constaté que le cadre qui soutien le plancher de la timonerie a été scié afin d'y loger les deux imposants réservoirs (560 litres chacuns).

Aujourd'hui, j'ai commencé à réparer le cadre côté tribord car je ne peux accéder aux deux côtés en même temps à moins de marcher sur les deux moteurs. J'ai enlevé le plancher situé au-dessus du moteur tribord, et j'ai constaté que les supports des planchers sont en fait des raidisseurs, qui participent à la rigidité structurelle du bateau au niveau de la salle des machines, nom pompeux pour ce qui est plutôt un grand compartiment, je le nommerai comme ça désormais.

Voici comment j'imagine que les choses se sont passées.

Feu l'ancien propriétaire, a décidé en 2002 de changer les deux moteurs Volvo Penta MD32 de 105 Cv par les deux TMD41A actuels. Il décide de profiter de cette importante modification pour remettre le bateau en état. Il fait enlever les réservoirs d'origine pour en placer de plus grands en acier inoxydable, il fait remplacer le réservoir d'eau par deux nouveaux plus grands également en inox, fait ajouter un réservoir d'eaux noires et son système de pompage plus un broyeur, place une nouvelle électronique, radar, GPS traceur, sondeur, VHF ASR et j'en oublie, plus une mise en peinture totale.

Pour effectuer ces opérations très onéreuses, il achète le meilleur matériel sur le marché, tout est homologué et de marques connues, mais pour limiter la facture, il fait appel au chantier local sous la forme des employés de la marina, qui possède ses moyens de levage et de stockage des bateaux. Les travaux seront effectués dehors.

Le bateau est donc sorti de l'eau, posé sur de gros blocs valises et maintenu par des chandelles, comme une voiture. Pas de ber de construit exprès, un élément qui aurait pourtant garanti la rigidité de la coque durant les travaux.

Pour enlever les moteurs, il faut déposer le plancher de la timonerie, et ôter le cadre, du moins les traverses secondaires, le cadre extérieur reste en place, ça c'est pour une opération de grande maintenance, dans le cas présent, on va placer deux nouveaux moteurs, beaucoup plus gros que les anciens plus deux réservoir géants qui font chacun plus du double de capacité que les originels et c'est ici que les problèmes commencent.

En effet, il faut déposer le cadre extérieur du plancher de la timonerie, les traverses sont sciées et le bateau est vidé de sa mécanique, on en profite pour refaire l'électricité, installer de nouvelles pompes...

Les deux réservoirs sont installés sur des supports renforcés, il en est de même pour les moteurs.

Le souci est que les ouvriers du chantier ne sont pas charpentiers de marine de profession et encore moins bons bricoleurs, ou alors ils n'ont pas de jugeote, car une fois tout transformé, ils ne refont pas la liaison entre les deux bords en réparant les traverses sciées, ils se contentent de placer sur la quille, deux supports verticaux pour soutenir le plancher. Ils ne pensent pas que la structure du bateau est modifiée, affaiblie.

Lorsque les moteurs ont été posé, la coque s'est légèrement ouverte, et c'est dans cette position qu'ils ont repeint la coque avec de la peinture bi-composant.

Lorsque le bateau est remis à l'eau, la coque reprend une position plus normale, mais la peinture résiste mal, elle se fissure le long des planches du bordé et l'eau commence à s'infiltrer entre les lattes.

Je sais par un de ses amis que le propriétaire s'en est plaint, et que les ouvriers ont tenté d'empêcher les infiltrations en enduisant l'intérieur de la coque avec de la peinture.

Bien sûr, rien n'y a fait et à ce jour, elle laisse toujours passer ses dix litres d'eau par jour, que les pompes rejettent immédiatement évidemment et je récolte la peinture de cale sous la forme de grandes plaques sous lesquelles le bois est heureusement intact.

La solution est de rétablir voir même de renforcer l'intégrité structurelle de la coque là où elle a souffert le plus, en collant de nouvelles pièces et ensuite, une fois le bateau hors de l'eau, il faudra renforcer la coque en refaisant les joints du bordé avec de l'époxy.

Le collage à l'époxy offre cet avantage par rapport à l'assemblage par vissage, il rend plus rigide, tout en laissant au bois sa souplesse.

Je sais maintenant ce qui m'attend, à l'heure actuelle, toutes les sources de pourriture ont été localisées et erradiquées, sauf le côté tribord du roof, qui ne pourra être traité que lorsque la partie centrale aura été réparée.

Mais le bout du tunnel est en vue et une fois ces gros travaux effectués, toujours sur l'eau, nous pourrons commencer à travailler à l'esthétique intérieure, car comme tout est en bois, il va falloir poncer et vernir et ce ne sera pas le plus facile ni le plus agréable.

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On peut voir sur cette vue, que le support arrière du plancher à été scié. Le panneau supérieur n'est pas dans l'alignement du morceau fixé sur le couple. Le trait de scie dans le panneau à été fait avec le multimaster.

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Tout est coupé et traité au G4, la pièce en plastique ronde à l'arrière plan, est l'orifice d'aération tribord du compartiment machine, raccordé par un tuyau en alu souple à un ventilateur qui chose qui ne m'étonne plus, tourne à l'envers, c'est-à-dire qu'il aspire l'air extérieur, ils ont inversé la polarité du branchement et ils n'ont pas vérifié bien entendu! Et il s'agir bien d'une erreur puisque sur le tableau de commande, les interrupteurs sont référencés sous "extracteur tribord et bâbord".

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Ont peut voir le fameux tuyau sur le côté droit de la photo, et la prise d'air du ventilateur.

J'ai traité les bois au G4, et le bois reprend vie!

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Un premier renfort est collé et vissé, l'emboitement réalisé à droite permettra de doubler toute la structure sur toute sa longueur une fois que j'aurai accès à l'autre côté.

Mais pour l'heure, on va laisser Paquita se reposer deux jours avant d'y retourner lundi.

 

 

 

 

21:18 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

09/06/2011

Consolidation de la timonerie

Voici un compte-rendu tout en photos commentées.

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Voici la situation de départ l'été dernier, tout semble sous contrôle et sec

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La partie arrière, sous le portillon avait été nettoyée et tout le bois pourri ôté afin de laisser l'air circuler, le panneau de couleur claire en bas à gauche devait être coupé et un nouveau panneau collé dans son prolongement.

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J'ai ôté l'étagère où étaient rangés les pavillons, cette étagère est une ajoute faite par le "chantier naval" de Tarragone, j'ai voulu couper le bout de planche qui se trouvait dessous, là où se trouve la zone sombre, donc humide parce-que mon regard avait été attiré par des traces blanches sur l'étagère, de la moisissure sèche! En fait l'étagère était pourrie. Voilà une leçon à tirer, lorsqu'on veut modifier l'intérieur d'un bateau en bois, il faut tenir compte de la circulation de l'air dans l'espace modifié, dans le cas présent, le constructeur avait laissé un espace vide entre la cloison latérale et la cloison avant de la timonerie, il y avait bien une raison à ça!

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Pas beau mais pas inquiétant car réparable facilement.

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Première étape, ôter la tumeur!

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J'ai décidé d'enlever le panneau en contreplaqué de couleur claire qu'on voyait sur a deuxième photo. Pour y arriver j'ai ôté le plancher et j'ai découvert que le support de ce plancher était simplement posé sur le nouveau réservoir tribord, il ne jouait donc plus son rôle de raidisseur de la coque dans la partie centrale du bateau, là où les contraintes sont maximales car c'est là que ce trouvent les deux moteurs. En fait, si le bateau ne s'est pas écrasé lors de sa première sortie de l'eau et s'il a tenu durant tout le voyage de retour, c'est d'abord parce-qu'il a été extraordinairement bien construit avec des bois de première qualité et aussi grâce aux réservoirs, qui ont maintenu la coque en place et ont servis de raidisseurs.

Ce bateau est vraiment un bon bateau, mais il était temps d'intervenir.

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Tout est nettoyé, la bande argentée est posée pour éviter que l'époxy ne colle aux emplâtres posés l'été dernier et qui devront être déposés.

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Tout est traité au G4, et on peut voir que la coque en acajou est intacte, bien construite et que le bateau aurait été superbe avec une coque poncée et vernie, un peu comme un RIVA.

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Le renfort de cloison est collé à l'époxy, le bout de bois vertical est vissé pour maintenir la pièce en place.

 

 

 

 

 

 

21:22 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

08/06/2011

Pose de la nouvelle pièce

Cette fois ça y est, la pièce a enfin pu être posée, retard d'un jour à cause d'un outil de type "Dremel", mais d'une marque porposée chez un hard-discouter, je sais j'ai déjà dit, mais celui-là je l'ai depuis près de six ans.

Au moment où j'allais faire la rainure destinée à loger le vitrage, voilà que cet engin de malheur s'arrête. Journée terminée! Je reprends la machine avec moi afin de rechercher et éventuellement réparer la panne.

Au bout d'un quart d'heure, j'ai trouvé, une soudure sur le circuit imprimé du régulateur de vitesse à lâché. Dix minutes plus tard, la vie est revenue dans cet engin trop bon marché pour être fiable.

Donc, ce matin vers neuf heures trente je suis au poste et la rainure est terminée, je la paufine avec la lime du multimaster et après l'avoir enduite au G4 et à l'époxy sans charge, je peux enfin enduire les face à coller avec l'époxy West System consistance "mayonnaise" et le poser. Tout est prêt dans le roof, une planchette perforée de deux trous, des vis inox, la visseuse et les serre-joints. Quinze minutes plus tard, tout est en place, l'exédent à été épongé et j'ai vite replacé la bâche afin d'éviter ma mésaventure de lundi.

J'ai commencé le démontage du couvercle du coffre tribord, et demain je commence la réparation de la timonerie afin de la consolider avant de démonter la paroi tribord du roof.

Mais, je vais devoir me battre avec trois vis inox dont les têtes sont usées, alors demain place à la perceuse de 1200 watts pour leur couper la tête.

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19:31 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

06/06/2011

Réfection cabine de poupe part three

Vendredi, après avoir attentivement étudié l'état de la paroi babord, je suis arrivé à la conclusion que j'aurais mieux fait de la remplacer complètement. Ben oui on peut se tromper! Mais ce n'est pas grave, j'aurai au moins appris à utiliser l'époxy ce qui facilitera le travail pour le côté tribord, qui lui est à remplacer totalement.

Je décide d'enlever les vitres et de supprimer la vitre centrale coulissante et de la remplacer par une prolongation de la paroi, qui pourra recevoir plus tard un hublot ouvrant ou un aérateur, la même solution sera appliquée pour toutes les vitres coulissantes. Dans le carré, la vitre tribord, située au-dessus du coin cuisine recevra un aérateur que je raccorderai à une hotte à installer au-dessus de la zone de cuisson, cela permettra de limiter la diffusion des vapeurs de cuisson dans tout le bateau.

Une fois les vitres déposées, je me rends compte qu'il vaut mieux trancher dans le vif et enlever une bande de trois centimètres de la partie inférieure de l'ouverture du châssis et de construire par la même occasion, le morceau central qui remplacera la vitre coulissante.

Comme on annonce de la pluie, je me décide à obturer l'ouverture maintenant béante avec une feuille de plastique et de grande bandes de bande autocollante.

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C'est dans cet état que je laisse le bateau samedi pour ne revenir qu'aujourd'hui, lundi afin de constater les dégâts éventuels dus au orages de dimanche.

Heureuse surprise, point de dégâts, pas d'entrée d'eau. Constatant que le soleil est bien présent, ce qui contredit les prédictions de notre météo nationnale, je retire le plastique et je commence la confection du panneau. Ce matin, j'ai acheté deux petites fraises rapide pour mon "DREMEL" qui me servira de défonceuse afin de creuser les logements inférieurs de fenêtres. Il fait chaud et je suis si concentré sur mon travail que je ne vois pas les nuages noirs qui approchent, lorsque je me rend compte de leur présence, il est trop tard et en une seconde, la pluie tombe dru, trop tard pour sortir la nouvelle bâche et l'installer. La solution, tous les seaux du bord sont alignés sous l'ouverture qui crache en continu une sorte de cascade. Heureusement, la pluie, pour violente qu'elle soit, ne dure pas, et quelques minutes plus tard, je peut enfin aller installer la bâche, j'aurais d'ailleurs du commencer par là! Encore une connerie à ne pas représenter.

Comme maintenant, le bois doit sécher, j'en profite pour traiter mon panneau au G4 afin de pouvoir commencer ma journée de demain par le creusement du logement des vitres.

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Tout l'arrière est maintenant couvert.

 

 

 

18:37 Écrit par alaro11 dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

02/06/2011

Réfection cabine de poupe part two

Beaucoup de vent aujourd'hui, et Paquita lui tourne le dos ce qui lui fait faire un mouvement de va et vient entre le quai et le bout de ses amarres, comme la structure va être affaiblie pour quelques heures, j'ai largué la traversière qui est fixée sur le taquet latéral babord, c'est solide mais il faut rester prudent.

Voici la journée en images.

Tout commence par la fixation d'un guide pour le sciage de la partie endommagée de la cloison. Je n'ai pas été chercher cher, il s'agit d'un accessoire pour meubles de 180 cm de long et qui coûte 2 euros.

Tout va bien jusqu'au moment où ma visseuse se met à émettre une fumée  bizarre sur un appareil qui n'est pas à vapeur. Verdict, moteur cramé, ça m'apprendra d'acheter pas cher chez les "hard discounter". J'ai démonté la bête qui n'a pas dix heures de fonctionnement, tout est impeccable sauf le moteur qui est grillé. Demain il faut que j'en trouve une autre plus solide. Bon, je disais fixation d'un guide.

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Après sciage, c'est impressionnant, car on voit le pont au travers de l'ouverture de 4 cm de haut sur 2 mètres de longs

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Maintenant faut plus bouger ni marcher sur le toit du roof, d'ailleur, j'ai ôté l'armature du taud qui ne sera pas remontée, faut pas être très malin pour fixer ça dans les parois d'une cabine alors qu'il existe des embases pour pont

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Ensuite, il faut traiter le tout au G4 pour favoriser la prise de l'époxy et pendant le temps de séchage, j'installe lea demi plaque de multiplex marin, on peut remarquer c'est bien pratique une timonerie de deux mètres de long.

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Une fois la pièce sciée et rabotée, je l'ai enduite sur toutes ses faces avec de l'époxy, ce que je ne ferai plus, je me contenterai de traiter uniquement les parties à coller, le reste sera fait une fois l'époxy durci, c'est plus facile à manipuler, moins collant quoi!

Voici la pièce mise en place, une fois que tout sera sec, je collerai l'élongis, c'est à dire la "planche" qui relie entre eux les barrotins et ensuite le tout sera recouvert avec un placage couleur acajou.

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Voilà, demain je répare le coin arrière, le termine le joint extérieur de la nouvelle pièce et je découpe l'élongis, je le colle et je commence la réparation du panneau arrière.

On avance on avance!

 

 

 

 

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01/06/2011

Réfection cabine de poupe démontage babord

Voici quelques photos assez édifiantes sur l'état de la cabine. Heureusement, seuls les boiseries intérieures sont atteintes.

Ce sont les vitres coulissantes des hublots latéraux qui, n'étant plus étanches depuis des années ont laissé pénétrer l'eau de pluie dans la cabine, ces eaux ont percolé le long des boiseries de garniture, lesquelles n'étant pas en bois marin se sont mises à pourrir de l'intérieur.

Heureusement les bois de structure sont intacts après un séjour de plusieurs années entourés de bois empli d'eau. Les barrotins sont intacts, la base du pont aussi. C'est impressionnant, mais sous contrôle!

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Une partie du matériel.

 

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La timonerie transformée en atelier de menuisier.

 

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Les parties sombres sont complètement rongées par la pourriture, il faut une intervention chirurgicale radicale!

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Détail peu appétissant!

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A l'aide du multimaster FEIN, des entailles ont été faites autour des vis de fixation, en cuivre afin de faciliter la "dépose" et la partie saine a été délimitée d'un coup de scie.

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La planche de décor en méranti est arrachée à la force des bras. Les vis en cuivre dépassent, elles seront enlevées avec la planche de support sur laquelle elles sont visées, cette planche est également à ôter et à remplacer.

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Les planches ont été enlevées, on peut voir que les barrotins n'ont pas souffert, par contre la partie inférieure de la paroi du roof étant atteinte par ce "cancer", à été ôtée. Après séchage complet, elle sera traitée au G4, rectifiée avec le multimaster et un élément en contreplaqué marin viendra boucher le trou, le tout collé à l'epoxy West system.

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Une heure après le démontage, le bois est déjà sec et pas seulement à cause de la météo, simplement, l'humidité a pu s'évaporer. Le chantier est ensuite entièrement nettoyé, on ne travaille pas bien dans un environnement sale.

Demain, démontage de la barre du taud, dépose du "quart-de-rond" en teck qui fait joint entre le pont et la paroi extérieure de la cabine.

A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20:27 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

29/05/2011

Dans les startings blocs

Cette fois on y est, j'ai acheté la machine qui manquait à l'exécution des travaux de remise en état.

Il faut savoir que tout ce qui peut paraître simple à un bon bricoleur à terre, devient un casse tête sur un bateau, simplement parce-que à bord, les éléments sont difficiles d'accès, impossible de faire une découpe propre à ras d'une cloison sans endommager celle-ci, difficile de démonter tout un panneau afin de le placer bien fixé sur un établi afin de le travailler. L'espace est exigu, la manipulation d'éléments de grande longueur est difficile voir impossible dans certains cas.

Les machines traditionnelles, scies sauteuses et circulaire portatives sont difficiles à mettre en oeuvre et bien des endroits à réparer sont impossibles d'accès pour elles, sans compter que le temps consacré à préparer le champ opératoire pour effectuer un travail propre est nettement supérieur à l'intervention elle-même.

Par exemple, enlever une partie malsaine d'un panneau sans endommager ce qui est sain, et sans devoir en déposer l'entièreté est un travail qui dépasse les moyens normaux du bon bricoleur. Dans le cas d'une dépose totale, il faut détacher proprement le panneau, étançonner pour garder la rigidité structurelle de l'ensemble et pour découper, il faut faire un trou afin de pouvoir y glisser la lame de la scie. C'est comme jongler avec des boules de pétanque, pas impossible, mais demandant de sérieuses qualités.

La solution qui s'impose est de passer par un chantier naval, maisil faut d'abord en avoir les moyens, et ensuite il faut en trouver un qui soit spécialisé dans le bois, et là c'est une autre histoire.

Les travaux de remise en état de Paquita relèvent plus de la menuiserie que de la construction navale, encore que sur un bateau, chaque élément joue un rôle sur la rigidité et l'intégralité de la structure, moins important sur les canaux mais capital en mer là où le bateau est soumis à des forces croisées qui fatiguent sa construction.

Après avoir cherché un peu partout sans trouver de réponses à mes questions et ne trouvant pas de professionnels pour y répondre, je me suis tourné vers le net et aux hasard de mes déambulations sur la toile, j'ai trouvé une marque qui m'a convaincu, au travers d'une éloquante vidéo, qu'elle proposait la solution idéale, l'oeuf de Colomb quoi.

La société se nomme FEIN, c'est une société allemande qui a inventé la première perceuse électrique et les premier outils électriques portatifs. Son outil, le "multimaster super cut" est basé sur le mouvement oscillatoire à haute fréquence de l'outil, l'amplitude du mouvement donnant l'efficacité à l'outil monté.

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Avec un tel porte outil, il est possible de faire des découpes sans scie sauteuse, à ras d'un panneau, de découper un élément sans endomager ce qui l'entoure.

Mais ce sont de outils professionnels qui ne sont pas en vente dans les magasins de bricolage, là on trouve une imitation à destination du bricoleur dans la gamme "Bosch". Ce produit, tout en étant moins cher, n'offre pas les même performances de coupe, mouvement oscillatoire de moindre fréquence et surtout de moindre amplitude et puissance machine moindre.

L'achat du multimaster nécessite de casser sa tire-lire, ou comme moi, d'y sacrifier une bonne partie du pécule de vacances. En effet, le kit d'entrée de gamme est à 350€ TVA non comprise alors que l'outil Bosch est à une centaine d'euros, somme à laquelle il faut ajouter les outils qui ne sont pas bon marché.

J'ai donc porté mon choix sur l'outil "FEIN Multimaster supercut marine" et au vu de la qualité de construction de la machine et de l'équipement du kit, je pense avoir fait le bon choix. J'ai complété cet achat, par l'acquisition de douze serre-joints supplémentaires, d'une solide bâche (240gr) afin de recouvrir l'entièreté des zone en chantier.

J'ai enfin trouvé du multiplex marin aux normes et aussi un revendeur des époxy "West System".

A partir de mercredi prochain, je commence les travaux pour une durée de quinze jours.

Je publierai des photos au fur et à mesure de l'avancement des travaux.

la suite bientôt.

10:29 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | |  Imprimer |

22/05/2011

Après l'hiver... Le printemps

Cette année nous avons été gâtés par un hiver long et mouvementé. Après la crue de la Meuse, il y a eu la neige  qui interdisait de se rendre sur le bateau tant elle était épaisse.

La neige ce n'était rien, le pire fut la crue qui nous a obligé de déplacer le bateau deux fois.

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La première fois, elle se promenait dans le courant violent à huit mètres du quai, toujours bien amarrée mais à bout de ses amarres. Il fallait de toute urgence la ramener à quai, monter à bord et la faire reculer d'une quinzaine de mètres. Plus facile à dire qu'à faire car elle ne voulait pas revenir, préférant jouer dans le courant comme un gamin qui saute dans les flaques. Au bout d'un quart d'heure de traction humaine sur les cordages, elle a fini par se rapprocher suffisamment pour que je puisse grimper à bord. Je bien dit grimper, car le pont était à 60 centimètres du quai, l'eau étant seulement à moins de dix centimètre du quai.

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Une fois à bord, j'ai compris que Christine et Luc n'arriveraient pas à tirer les dix tonnes de Paquita dans le courant à la seule force de leurs bras et de leur bonne volonté et j'ai mis les moteurs en marche.

Ensuite ce fut le début de la bataille entre le bateau et le courant, l'amarre arrière étant larguée et tenue par Christine, qui n'avait plus en main qu'une dizaine de centimètres de cordage libre. A bord, je voyait arriver le moment où elle devrait lâcher.

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Alors, poussée par les deux volvo penta Paquita s'est ébrouée et a commencé à avancer. En jouant alternativement avec les deux moteurs, j'ai réussi à la ramener à quai, pendant que Christine et Luc tiraient comme des forcenés sur les cordages. Une fois collée au quai, nous lui avons fait faire un demi-tour et nous l'avons placée quinze mètres plus loin, dans une zone de calme.

Une fois amarrées en double dans sa zone hors courant, elle est restée sagement contre le quai.

C'est alors que je me suis rendu compte que ce déplacement de quinze mètres nous avait pris toute l'après-midi et dans un froid de canard en plus.

Mais je savais que là où était installé le bateau, se trouve un haut-fond sableux et que lorsque la décrue interviendrait, il faudrait avance et retourner le Bateau, nous avons efectué cette opération avec Jean-Pierre en quelques minutes, le courant étant redevenu normal. Maintenant, elle est toujours au même endroit, là où elle a passé le reste de l'hiver, les passe-coque fermés et le circuit de refroidissement secondaire rempli d'antigel écologique.S3010057.JPG

Mais le gel n'a pas pu pénétrer à l'intérieur, la température interne étant toujours restée positive. J'ai installé un poêle à pétrole et lorsque j'avais un peu de temps libre, j'allais à bord une heure ou deux pour chauffer et sécher l'intérieur.

Résultat de ce premier hiver belge, assez satisfaisant dans l'ensemble, aucuns dégâts dans la partie avant ni dans la timonerie, par contre dans la cabine arrière, les lattes du plafond ont gonflé, et étant donné qu'elles ont été montées sans joint de dilatation, deux d'entre elles se sont fendues ce qui fera encore un poste de travail supplémentaire.

Et voici le printemps qui annonce la reprise des travaux de réfection. Au départ, je n'ai rien fait, par manque de moyens et de temps, mais depuis, nous avons désarmé le bateau en enlevant du bord tout ce qui ne concernait pas les travaux à venir. Ensuite, j'ai cassé ma tirelire pour acheter une machine professionnelle FEIN supercut marine top, qui est une sotre de petite scie vibrante qui permet de couper proprement partout, là où les autres scies n'ont pas accès. En plus elle se transforme en ponçeuse et avec l'outil adapté, on peut enlever facilement les joints de pont. Cher, mais puissant et universel. Je ne veux pas utiliser d'outils qui me laiseront tomber au bout de quelques jours d'utilisation.

Maintenant il me reste à acheter le contre-plaqué marin, et surtout de trouver où on en vend, du vrai. J'ai une adresse à Ciney et je vais y aller voir bientôt.

J'ai décidé de garder les vitres d'origine et de remettre en état leur système d'écoulement d'eau de condensation à la manière des châssis d'habitation. La pose de nouveaux hublot est reportée de cinq ans, lorsque je placerai Paquita dans un chantier naval breton spécialisé dans les bateaux en bois et qu' j'aurai touché ma retraite complémentaire. L'argent est toujours le nerf de la guerre.

La suite très bientôt.

09:50 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (4) | | |  Facebook | |  Imprimer |

11/11/2010

Travaux d'automne

Avec octobre sont venus les frimas et malgré une volonté de fer, bien aidée par le poêle à pétrole, il n'est plus guère possible de faire de grands travaux à bord.

Une fois le pont paré avec une quatrième couche d’huile et la pompe arrière déposée pour être raccordée sur la crépine avant via un interrupteur automatique à mercure et l’appoint d’antigel fait sur les deux moteurs, il ne restait plus grand-chose à faire.

J’avais fait le projet de commencer à poncer la cabine avant, mais poncer veux dire enlever la protection offerte par l’ancien verni, et comme il n’est pas possible de chauffer le bateau en continu pour faire sécher les nouvelles couches, j’ai décidé d’arrêter les travaux à l’intérieur pour la durée de l’hivernage.

J’ai donc démonté certains éléments, comme les étagères et la table du carré, pour les remettre en état à la maison, même si celle-ci est dépourvue d’un espace propice au bricolage, la cuisine en tiendra lieu.

Voici donc en image la rénovation de ces éléments.

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étagère tribord dans son état initial, on peut observer que l'ancien verni est écaillé, tout doit être décapé et le bois mis à nu.

 

 

 

 

 

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Une fois poncé, le bois laisse apparaître des taches dues à l'humidité et qu'il faut tenter d'aténuer par un ponçage ciblé, j'ai utilisé du grain 40 en attaque et ensuite du 80 et du 120.

 

 

 

 

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étagère bâbord ponçée à blanc elle aussi.

 

 

 

 

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Première couche de verni posée

 

 

 

 

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On peut observer que les fibres du bois, se sont dressées sous l'action du verni, il faudra un ponçage intermédiaire entre chaque couche avec un papier de verre grain 180, ensuite avec de la laine de fer grain 0000 pour donner un aspect lisse et doux avant de passer la seconde couche.

 

 

 

 

 

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ponçage intermédiaire et seconde couche.

 

 

 

 

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Cinq couches et quatre ponçages plus tard, l'étagère est à l'état neuf. Je vais passer à la deuxième avant de m'attaquer à la table du carré.

 

 

14:11 Écrit par alaro11 dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

07/09/2010

Remise en état du pont

 

Gris, c’est la couleur de ce qui n’est pas net, du linge terni, du ciel bas chargé de tristesse et d’eau.

 

Gris c’est la couleur du cafard qui ronge novembre.

Gris c’est la couleur des jours moroses.

Gris, c’est la couleur de mon pont en teck.

Je n’aime pas le gris !

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Si je ne peux rien faire pour le ciel, en revanche pour le pont du bateau il est possible de faire quelque chose pour lui rendre la couleur chaude qui l’habille lorsqu’il pleut.

J’ai cherché partout pour obtenir des « trucs », des conseils de pros pour rendre sa jeunesse au beau pont de Paquita, mais je n’ai pas trouvé grand-chose, d’exploitable s’entend, comme toujours, dans les forums de discutions, il y a tout et son contraire, difficile de trier le bon grain de l’Ivrée.

Alors, dans des cas similaires, il faut se poser et faire fonctionner ses neurones en observant bien les surfaces à traiter.

Constatations : La surface des lames est constituée de bois oxydé, fibreux et friable et les joints de SikaflexÒ font saillie au-dessus du plan des lames.

Les joints sont en bon état, bien réguliers et sans retrait, ce qui veut donc dire qu’il est possible de les conserver moyennant leur nivellement au niveau du plan des lames.

our la partie friable, je prends la décision de poncer les lames une à une avec un papier de verre grain 40, donc assez abrasif, à utiliser délicatement.

Je n’utiliserai pas une ponceuse à bande comme je l’ai lu sur le net, mais ma ponceuse vibrante Black et Decker.

Nous commençons par réduire l’épaisseur des joints à l’aide de ciseaux à bois très très aiguisés, à manier avec précaution, la partie oblique vers le pont afin d’empêcher l’outil de pénétrer dans les lames de bois.

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Au bout d’un moment, le pont est couvert de « spaghettis » noirs de SikaflexÒ signe qu’il est temps de passer au ponçage mécanique, ce qui donne une quantité incroyable de poussières sous laquelle disparait un pont tout doré de sa jeunesse retrouvée.

Mais il reste des traces grises qui ne pourraient être enlevées que moyennant un ponçage trop vigoureux. Une solution existe et c’est l’acide oxalique, qui a pour effet de « dégriser » le bois, mais aussi la pierre et d’autres matériaux.

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Grâce à une connaissance de Christine qui nous a fait cadeau d’un bidon de ce produit, destiné au départ au traitement des meubles de jardin en teck et autres bois exotiques, nous pouvons passer à l’étape suivant, l’enduisage du pont avec cette gelée bleue.

Mais comme la notice précise que ce produit doit être posé sur une surface mouillée, et que de l’eau suinte encore à la jointure entre le pont et le châssis avant, je décide de démonter la latte qui cache ce joint afin de voir ce qu’il y a derrière et aussi de nettoyer et étancher ce panneau.

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Comme de bien entendu, la dernière vis en inox ne veut pas venir et la tête cruciforme est devenue ronde. On envoie des fusées dans l’espace, mais les ingénieurs ne sont pas foutus de donner une dureté convenable à la visserie inox, mais qu’est-ce qu’ils font dans les bureaux de recherche et développement ? Ils jouent aux cartes ou quoi !

C’est ce que je me dis en râlant sur cette p… de vis qui ne veut pas tourner, alors, je pose tout et je regarde.

J’empoigne le ciseau de 10mm, et je creuse un petit puits autour de la tête de cette satanée vis, et à l’aide d’une pince étau à fin bec, j’entreprends de faire tourner 32è de tour par 32è de tour la vis récalcitrante qui, c’est certain est déjà condamnée à terminer dans la poubelle.

Au bout de quinze minutes, son compte est bon et je me fais un plaisir de la jeter dans le seau.

Bien m’en prend, car une fois la latte déposée, le gâchis du travail de ces bricoleurs du dimanche m’apparait, avant de poser le joint, l’ouvrier espagnol n’a pas nettoyé sous le panneau et le produit n’a pas adhéré, le joint ne tient pas partout, et là où il ne tient pas, fatalement, l’eau s’infiltre, c’est aussi simple que ça !

J’enlève donc le vieux joint, gratte sous le panneau et je creuse un peu les lames de pont afin d’avoir de la place pour poser le joint neuf.

 Le SikaflexÒ est un polymère, mais je n’en n’ai pas trouvé à Namur, Luc, mon voisin du bout du quai, me conseille de chercher dans les autres marques de colles polymères.

Comme par hasard, PattexÒ sort un nouveau produit « hight polymère » qui se décline en plusieurs couleurs, noir, brun, blanc et transparent. Qui plus est, il est meilleur marché que le SikaflexÒ mais le noir est… Moins noir !

 

 

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Tant pis, je l’utiliserai pour la partie non visible du joint, à savoir la partie qui sera cachée par la latte « quart de rond » qui court le long du panneau et je terminerai par un joli joint congé avec le SikaflexÒ 291 lorsque j’aurai reposé la latte après sont nettoyage.

On passe donc à l’humidification du pont, je m’initie très vite à la technique de prise d’eau à l’aide d’un seau métallique, un nœud de chaise frappé sur l’anse et plouf, le récipient est jeté ouverture vers le bas. C’est réussi lorsque le bruit est sourd, alors le seau est rempli, un bruit de ferraille et c’est raté, l’engin flotte. Au bout de quelques minutes, je déverse un torrent d’eau partout, même sur mes pieds et aussi sur ceux de Christine, mais là j’avoue que j’ai un peu visé.

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Ensuite on badigeonne partout, largement, sans s’arrêter et c’est long tout de même onze mètres à parcourir courbé, une main pour soi et une autre pour la brosse et en marche arrière en plus, avec ces taquets qui n’attendent que vos pieds pour vous pousser vers l’eau.

Au bout d’une demi-heure, c’est fait, on laisse agir et ensuite il faut rincer en brossant, Christine brosse et moi, j’inonde à tour de bras, relayant la p’tite blonde lorsqu’il faut insister autour des obstacles formés par les taquets et les cordages, là il me faut enlever la brosse du manche pour mieux la manipuler.

Le résultat est spectaculaire, l’eau est grise du bois décomposé par l’acide (sans danger pour l’environnement, je rassure les écologistes de tout poils, inutile de m’envoyer un zodiac de greenpeace, l’acide oxalique est contenu dans les épinards et dans l’oseille.

C’est le dos fourbu que nous contemplons le pont mouillé tout paré de sa couleur naturelle, celle qu’il aura une fois le produit de protection appliqué, dans 24 heures, car il doit sécher au soleil.

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Pour effectuer cette opération, j’ai acheté un produit destiné à la protection des terrasses, mais de qualité « marine » de la marque V33, un bidon de 2,5 litres plus 20% gratuit à 30€.

Mais il faut agir vite et couvrir les couches mouillé sur mouillé, seul il faut s’appeler Clarck ken pour le faire, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le nom « civil » de superman.

J’engage donc une superwomen pour m’assister en la personne de Virginie, la marraine du bateau.

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Nous voilà donc à couvrir le pont de trois couches, glissant sur le produit, les mains collantes d’huile spéciale.

Au bout d’un peu plus de deux heures, nous avons terminé et là ! C’est beau ! Nettement mieux que ce gris qui est dit-on à la mode dans les marinas « branchées ».

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Nous on s’en fiche, nous seront débranchés, mais nous auront un pont de yacht, pas de barque à deux rames !

On va pouvoir aller en Bretagne l’esprit léger, Paquita sera bien à l’abri.

Merci à Christine et à Virginie pour leur participation active et efficace. Elles auront encore l’occasion de participer dans le futur, c’est certain car il y a encore du boulot.

A bientôt

 

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Avant!

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Après!

 

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 Cette fois, le pont est vraiment étanche et l'eau fait des perles comme sur une voiture simonisée. A peu de frais, seulement de l'huile de bras, quelques feuilles de papier émeri et de l'huile pour pont.

 J'ai commencé aujourd'hui, à rechercher comment sont agencées les pompes, il en manque une, fixe, pour remplacer celle de secours que j'ai installé en Espagne.

 J'en ai ôté une autre de 220 volts du style "vide-cave" qui est bloquée et que je vais essayer de réparer. J'ai aussi réparé et réglé la jauge à carburant du réservoir tribord dont le bras était monté à l'envers et mal réglé, j'en ai profité pour refaire les connexions et les étamer. J'ai aussi constaté que mes réservoirs font chacun 500 litres et non pas 250 comme ceux d'origine. Et ils sont pleins au trois-quart! Bonne surprise, moi qui les croyait presque vides. Décidément ce bateau est un chameau, j'ai fait le plein à Savoyeux pour la dernière fois. Incroyable.

Demain on va déplacer la barque en acier de Jean-Pierre, sur le bateau, pas grand chose à faire pour l'instant si ce n'est ranger les outils.

On avance!!!

 

 

 

 

 

 

 

21:40 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | |  Imprimer |

25/07/2010

Etape suivante, la remise en état!

 

Voici le temps de faire bouger les choses, le bateau pour commencer, puisque fin juin nous l’avons déplacé de quelques kilomètres en aval, vers un lieu secret, sorte d’ile aux pirates sans pirates. Là, Paquita à été accueillie, pas en fanfare, mais presque puisque nous étions attendus, rangés bord à bord avec Kenavo, le bateau de Jean-Pierre afin d’embraquer celui-ci et ses immenses perches destinées à propulser Paquita au cas où

S7304863.JPGle fond ne permettrait pas l’usage des moteurs.

 

Mais ce fut inutile puisque j’ai pu mener le bateau, en faisant uniquement usage des moteurs au travers du chenal simplement balisé par quelques tubes de plastique. En face, Luc le capitaine de l’Ixous, me faisait de grands signes pour m’indiquer quel endroit du quai viser.

Après un retournement à la main nous avons amarré la belle, qui se trouve désormais protégée et acceptée par cette famille de grands bateaux en acier. Il faut dire qu’elle partage le statu de navire avec le grand Ixous, l’ancien chalutier de Luc.

Ce jour là, j’ai retrouvé Bernard et Jacques, les compagnons de cours de navigation, afin de passer l’épreuve pratique du brevet de navigation côtier. Je passerai sous silence le bien fondé et le déroulement de cette épreuve en admettant tout de même qu’il est important de donner quelques heures de pratique avant de laisser quelqu’un partir en mer, même si ces quelques heures sont nettement insuffisantes. Qu’importe, mes compères et moi avons le précieux document. Il me reste à compléter les 194 miles nautiques parcourus pour arriver à 300 et obtenir mon brevet hauturier, alors j’irai chercher les équivalents français de tous mes brevets, fluvial, côtier et hauturier. Prêt pour la future naturalisation !

Nous nous rendons au bateau chaque fin de semaine, débarquant le vendredi soir afin d’être à pied d’œuvre le samedi matin. Nous n’avons pas été aidés par les conditions atmosphériques, puisque dans ces chaleurs d’enfer, il ne nous a pas été possible de travailler plus que trois heures.

Il y a aussi le fait que les finances font défaut, car j’ai tout englouti dans le retour du bateau et que je dois attendre pour commencer les grands travaux, comme je ne peut attendre et laisser le bateau continuer à se dégrader, j’ai pris le taureau par les cornes et décidé de stabiliser la malade avant son opération.

Je me suis auto proclamé chirurgien naval et après une anesthésie locale des éléments touchés, j’ai décidé de chercher d’où venaient ces entrées d’eau. Avec pour instruments deux ciseaux à bois et une spatule, j’ai commencé à enlever la peinture de la cloison arrière du roof et j’ai tout démonté, les cadres de fenêtres, les joints, enlevé le bois pourri et laissé sécher. Ensuite je me suis attaqué aux fenêtres avant, tribord pour commencer avec celle du cabinet de toilette qui se prolonge dans le carré. J’ai arraché la planche de garniture fixée sur les barrotins et j’ai constaté que l’eau de pluie était prisonnière des cloisons à cause de cette planche qui ne permet pas son évaporation, idem dans la timonerie où les dégâts sont les plus impressionnants.

J’ai tout enlevé, ce bois spongieux, saturé d’eau au point que chaque fois que j’y enfonçais mon ciseau, de l’eau en sortait, éclaboussant mes lunettes.

J’ai enfoncé mes doigts dans ces plaies béantes, pour aller au cœur des blessures, j’ai senti couler ce pus de bois pourri le long de mes doigts en ayant au fond de moi la certitude que je lui faisait du bien au bateau, j’ai tout raclé de la pointe de la lame, pour arriver avec bonheur sur des parties saines, en fait, le « quart de rond » qui borde tout le tour du pont ainsi que les lames du ponts lui-même.

Ce qui veut dire que seule la structure des cabines est atteinte, et encore, les dégâts sont limités aux soubassements de ces structures.

Ce qui veut dire également, que la partie inférieure devra être remplacée par du neuf, tout le roof, les côtés du carré et enfin le bas de la timonerie.

La raison de tout ce gâchis ?

Un manque d’entretien évident et cette mode très « branchée » qui fait qu’il est de bon ton de laisser les ponts en teck devenir gris et cuire au soleil. Le teck est un bois gras, imputrescible, tout au moins tant qu’il reste gras ce qui n’est pas le cas de celui dont les lames forment les ponts du bateau depuis maintenant 38 ans. Ce bois ne gonfle pas sous l’action de l’eau, mais plutôt sous l’action de liquides gras. Son entretien demande qu’il soit huilé régulièrement afin de nourrir les fibres qui perdent naturellement leur graisse sous l’action de la chaleur et des pluies.

Si on néglige ces entretiens, les fibres se contractent et l’étanchéité de la construction n’est plus assurée au niveau de la liaison entre les cloisons et les ponts, l’eau de pluie peut s’infiltrer lentement, pompée par les panneaux des casemates. Une fois à l’intérieur elle ne peut en sortir car une planche épaisse de dix-huit millimètres est appliquée à l’intérieur alors que l’extérieur est recouvert d’une couche épaisse de protection, vernis ou peinture.

L’humidité du bois et la chaleur forment le lit au développement de la pourriture. CQFD !

 J’ai tout de même la joie de constater qu’une fois mes réparations de fortune, qui n’ont pour but que de maintenir le bateau en état avant l’entrée en chantier, sont efficaces puisque l’eau ne pénètre plus à l’intérieur.

Il faut donc d’urgence s’attaquer au problème des ponts, et nous avons donc commencé par le pont avant, arasant les joints de sikaflexÒ au ciseau à bois pour ensuite poncer les lames une à une. Bien sûr, une partie du bois va partir avec le ponçage, mais c’est la seule manière de rendre un peu de vigueur au pont.

Lorsque nous aurons tout poncé, nous couvrirons « à refus » avec de l’huile de teck et le bois retrouvera sa couleur d’antan.

Si le temps tourne à la pluie, nous commencerons par la remise en état de la cabine avant, la seule dont les parois ne doivent pas être remplacées.

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ablation des parties pourries
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Le vernis d'origine caché sous la peinture époxy

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Les joints d'origine, 38 ans simplement recouverts d'un mauvais silicone!
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Une fois tout à nu, il faut protéger.
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Traitement de choc!
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La partie brune est imbibée d'eau
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un fois la partie pourrie enlevée, il faut consolider le portillon
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Une heure après avoir enlevé la partie pourrie, tout est sec.
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La colonne d'aération du cabinet de toilette est touchée aussi, il faut la démonter
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La partie avant entre le carré et le cabinet de toilette
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la colonne d'aération déposée, en dessous c'est sain.
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Côté carré les dégâts sont limités, il était temps
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Réparation de fortune, mais étanche et solide!
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Vue du portillon.
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Le pont avant côté bâbord
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Les outils!
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Elle ne boude pas elle est concentrée!
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Le résultat est encourageant!
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L'autre moitié terminée en quelques heures, grâce à l'aide efficace de Christine et aussi de la ponçeuse souris Black et Decker au bout de mon bras.

12:29 Écrit par alaro11 | Lien permanent | Commentaires (4) | | |  Facebook | |  Imprimer |

10/06/2010

29 mai 2010


 

Grand soleil ce matin, donc tenue d’été pour Paquita et son équipage, je rabats le cabriolet et je suis assailli par une odeur très prenante de… Purin ! N’ayant pas vu de ferme aux alentours, je ne comprends pas d’où vient cette odeur à faire repasser le petit déjeuner dans l’autre sens jusqu’à ce que je descende pour larguer et je constate alors que nous nageons dans une sorte de soupe où se mêles les excréments de bovins et les herbes en putréfaction, et tout ça est entré dans la darse poussé par le vent.

Nous ne partons pas, nous filons, vite et pas à l’anglaise.S7304575rednglaise. La première écluse est également pleine de soupe aux légumes et bien sûr, quelques kilomètres plus loin, la moteur se met à chauffer, provoquant le même cérémonial que le jour précédent, ce qui va nous arriver quelques fois ce jour.

L’écluse suivante est en panne, je téléphone à VNF et ils me répondent qu’ils sont au courant, qu’une équipé est déjà sur place et que le réparateur arrive. Je comprends que comme partout il existe des spécialistes, que ceux qui sont sur place ont détecté le problème, une grosse branche empêche la fermeture d’une vantelle et le système informatique a placé l’écluse en sécurité. Les agents sur place sont compétents pour ce qui est de la panne mécanique, soit enlever le corps étranger, mais pas pour réinitialiser le système.

Très vite, l’agent est là et on peut passer. Une demi-heure de perdue tout de même, mais c’est comme ça sur l’eau, il faut apprendre à vivre dans une autre dimension, à une autre vitesse, se débarrasser des réflexes terriens pressés.

On continue, mais deux écluses plus loin nous nous heurtons à nouveau à un e écluse en panne, ce n’est pas leur jour aujourd’hui. Je téléphone, l’agent arrive me promet le régulateur. Nous entrons dans le sas et on s’y amarre, c’est toujours plus facile que de faire le bouchon surtout avec le vent qui se joue de toutes mes corrections.

Voilà un, deux non, trois montants qui se placent à la rive en aval, des… Hollandais oui m’dame !

Au bout de dix minutes, ils envoient un éclaireur ou plutôt une éclaireuse qui vient houspiller ma mousse blonde dans la langue qu’elle pense la plus universelle, le néerlandais.

Je sors, de ma réserve, et lui explique dans la langue de Molière et sur un ton qui ne permet pas la contestation que l’écluse est en panne et que j’ai téléphoné. Elle répond : »Ja oui merci » et s’en retourne sur son cuirassé en tôle de 8mm.

Je téléphone à nouveau au régulateur, lui explique l’anecdote et lui demande où est le réparateur ; il arrive me dit-il.

Dans l’intervalle, sans doute mécontents de la réponse de leur éclaireur, deux membres du convoi se dirigent vers ces Belges incapables de passer une écluse normalement. Je me prépare à livrer bataille et cherche déjà des yeux ma gaffe afin de repousser toute tentative d’abordage.

Mais voilà qu’en libérateur, l’agent de VNF rencontré plus tôt arrive dans sa camionnette, il se gare pénètre dans le local technique et enclenche le cycle sous les yeux rageurs des flibustiers des polders qui s’en retournent à leurs vaisseaux.

Nous attendons que le cycle s’achève et avant de sortir, je crie un grand merci à notre sauveur, il nous répond par un signe amical, les portes s’ouvrent et une fois sortis, nous voyons l’armada se préparer à passer, amarres larguées alors que les portes de l’écluse se referment devant leurs étraves. Pas de chance ils vont devoir attendre une bassinée vide avant de pouvoir passer, et encore si l’écluse ne retombe pas en panne.

Voilà ce qui arrive lorsqu’on se comporte en conquérant sans gène dans un pays qui vous accueille en ami.

Il faut rester aimable avec les personnes c’est bien plus agréable et fait perdre moins de temps au final et c’est tellement plus agréable d’être vu comme un ami plutôt que comme quelqu’un qu’on est obligé de supporter.

Les Britanniques que nous avons rencontrés étaient nettement plus aimables et respectueux. Question de culture et d’éducation sans doute !

Car il faut tout de même avouer que le comportement de ces gens sur l’eau est très agressif, circulant au beau milieu du chenal, sans se placer en retrait lorsqu’ils croisent un avalant fonçant de toute la puissance de leurs moteur, au mépris des berges souvent en mauvais état, quitte à provoquer un incident avec leur sillage de hors-bord. Je ne suis pas étonné que pas beaucoup d’usagers ne les portent pas dans leur cœur, comme ce couple d’aînés que nous avions rencontrés à Huy et qui nous avouaient ne plus vouloir naviguer dans ces conditions, car s’étant fait agresser en France par des plaisanciers Hollandais après que ceux-ci les aient abordés lors d’un croisement sur un canal.

Bref, je décide de faire valoir mes droit d’avalant et moi aussi je reste au milieu, comme ils ont peur d’écorcher leur bateaux, ils s’écartent en maugréant, car tout d’un coup plus de signe bonjour à quelques rares exceptions.

Je constate qu’instinctivement, je fais le contraire de ce que Germain m’a montré sur le Rhône, au lieu de chercher l’abri et de fuir le courant, je cherche naturellement à me laisser pousser par lui et je gagne plus ou moins deux kilomètres à l’heure, je suis à 1400 T/Min par moteur pour une vitesse de plus ou moins 11 km/h alors que pour la même vitesse sur le grand fleuve mes moteurs tournaient à 2200 T /Min.

Ma consommation doit être de l’ordre de quatre litres à l’heure pour les deux moteurs. C’est bien, de vrai chameaux et mon portefeuille de respirer un peu mieux, lui qui a attrapé un gros refroidissement depuis Villefranche. Je pense que j’arriverai à Profondeville avec le carburant contenu dans mes réservoirs. Ouf !

On passe Sedan, où je prends la voie de droite, passe devant le port de plaisance, remarque que sous le pont il n’y a pas de panneau indiquant où passer, longe un barrage avec un courant de fou, et alors que j’arrive en vue d’un pont, je vois un homme qui me fait signe de faire demi-tour. Je stoppe immédiatement et je commence à reculer, l’homme nous dit que nous avons raté le chenal principal. Je regarde vite la carte avant de faire demi-tour et je constate qu’en effet il existe une voie principale et certainement un panneau que je n’ai pas vu. On repasse devant le port, on contourne la pointe et je vois la flèche cachée par le grand panneau placé par la municipalité de Sedan qui rend invisible la flèche lorsqu’on tient sa droite en descendant. Dangereux ça, car sans cet homme providentiel, nous allions nous échouer sous le second pont.

Le temps se couvre de plus en plus alors que nous abordons Charleville-Mézières, on passe l’écluse de sortie de la ville et nous nous disons que nous feront étape dans le bief suivant, faisant en cela confiance dans les indications du guide fluvial qui indique qu’il y a des commerces. Grave erreur, car alors que nous avançons vers le Bourg, on s’aperçoit bien vite qu’il n’existe pas d’appontement. La question qui tue est la suivante : Pourquoi indiquer la présence de commerces si ceux-ci sont inaccessibles autrement qu’en voiture ? Vaste débat !

Pour l’heure, la tension nerveuse due à la fatigue et à la déception de ne pas trouver une place monte, pis, mes lunettes se déboitent, je réussi in extrémis à sauver la micro-vis, mais je ne vois plus rien du tout, maintenant, il fait sombre et il pleut à verse demi-tour, je remonte vers Charleville-Mézières pour arriver devant un endroit marqué comme étant un amarrage possible nous essayons, mais trop énervés, on rate la manœuvre, on continue, faisons à nouveau demi-tour et je décide de remonter mes lunettes, je dois me calmer. J’y arrive, replace mes lunettes sur mon nez, et je dit à mon mousse, on recommence.

Cette fois, j’approche parallèlement à la rive et en jouant avec les moteurs, je parviens à faire progresser le bateau latéralement jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’à cinquante centimètres de la rive. Christine saut une amarre à la main et sous la pluie battante arrive à tourner le cordage autour du premier bollard. Je saute à sa suite avec la seconde amarre et la place sur l’autre bollard. C’est terminé, nous avons gagné, trempés mais heureux d’avoir réussi. La pluie cesse également et Paquita se tient tranquille contre la rive, protégée par ses pare-battages.

J’ouvre un des grands panneaux donnant accès aux moteur afin de laisser entrer la chaleur de nos deux radiateurs en fonte de 550 Kg chacun. On fait sécher nos vêtements. Nuit au calme, mais agitée pour moi, car inquiet à cause de la pluie qui nous arrose et qui risque d’entrer par les cadres des fenêtres dont les joints sont foutus.

Mauvaise nuit, mais on approche de la fin alors ça passe.

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20:35 Écrit par alaro11 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

28 mai 2010

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Il est tôt lorsque nous nous levons ce matin. A l’heure dite, l’agent de VNF est à son poste et nous attend pour nous faire passer l’écluse, laquelle est encombrée d’une soupe infâme. J’essaie d’éviter de mettre trop de gaz afin de ne pas rééditer les problèmes de la veille, il pousse dans le canal, une forêt de plantes de plus d’un mètre de haut, sans compter les déchets de tontes, les bois morts les sacs plastiques et les poissons morts. Tout ce que le circuit de refroidissement primaire du bateau n’aime pas.

Ce qui devait arriver arrive quelques kilomètres après l’écluse le moteur le plus exposé, le bâbord se remet à chauffer.

Je mets en panne, stoppe le bateau et arrête le moteur en question.

Me voici à nouveau couché à plat ventre sur le plancher, j’enlève la trappe d’accès et j’essaie d’ouvrir le couvercle du filtre. A la résistance qu’il m’oppose, je comprends qu’il y règne une forte dépression, signe que le bouchon se situe au niveau de la crépine. Je m’écorche les doigts, mais le combat est perdu d’avance pour le filtre, car je ne suis pas du genre à me laisser emm… par un couvercle. Trois coupures et une minute plus tard, le couvercle est ouvert, et le niveau dans le filtre redescend à sa hauteur normale, signe que l’eau est repartie et le bouchon aussi. Refermer le filtre, la trappe, démarrer le moteur embrayer et remettre le bateau en route. Ouf !

Je vais toutefois préparer mes gants afin de ne pas pisser le sang à chaque fois que je dois ouvrir un filtre. J’ai des mains à faire peur, pleines d’écorchures et de crevasses naissantes, ce n’est pas le métier qui rentre, c’est le métier qui revient !

Mais comme tout se termine toujours bien, commencée sous la pluie, la journée se termine sous le soleil et aussi à l’écluse numéro 31, celle de Stenay, qui dès 17H40 décide d’arrêter le travail. Elle se trouve à quatre cent mètres du port où nous voulons passer la nuit. Appel au régulateur, qui après avoir écouté nos explications, déclenche à distance le cycle.

Nous pouvons nous diriger vers le port dans cette petite ville qui possède un musée de la bière, que nous ne visiterons pas cette fois tant pis. Mais pour sept euros, nous trouvons un quai tout équipé ainsi que des douches, toilettes et machine à lessiver et séchoir.

Notre manœuvre se passe sans problèmes, doucement les habitudes se font et on commence à ne plus ressembler à des débutants.S7304544redS7304547redS7304554redS7304558redS7304559redS7304565redS7304573redS7304574red

20:23 Écrit par alaro11 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

27 mai 2010

 

La journée commence avec la pluie et pour ne pas troubler notre habitude, par une écluse. Nos compatriotes s’en vont vers la Moselle avec leur chien. Nous larguons à notre tour et sous la pluie car rien ne nous arrête, nous dirigeons vers l’écluse numéro cinq. Il faut bien sortir pour amarrer et Christine, vêtue de mon imper et de ma casquette « Continental » s’en va effectuer ces opérations. Lorsque le bateau est en sécurité et stoppé, je sors à mon tour pour l’aider et surtout pour aller déclencher le cycle puisque le fameux levier bleu se trouve à gauche et que comme d’habitude, nous sommes à droite.

Une camionnette de la Gendarmerie est stationnée à côté de l’écluse, je m’en vais saluer les pandores et la conversation s’engage, voilà que j’ai affaire à deux gendarmes « belgophiles «, le plus jeune est fiancé à une Belge et le plus âgé, (le chef hein Tassin !) à des amis à Evere.

On cause de Belgique et de belgitude, des problèmes linguistiques, nous dérivons sur le séparatisme et la volonté, en cas de scission, de la part de certains francophones de rejoindre la France. Ils trouvent qu’historiquement ce n’est pas correct, que les Français sont des Français et les Belges francophones non. Nous voilà partis dans un cours d’histoire et il semble que l’histoire de France enseignée de l’autre côté de la frontière ne commence qu’avec les premiers Capétiens, avant était le néant ! Je leur rappelle que la Gaule Belgique s’étendait jusqu’aux portes de la banlieue parisienne actuelle puisque le territoire des peuples belges s’arrêtait vers l’Isle Adam et même plus bas puisque la limite extrême de cette partie de la Gaule était la Seine elle-même. Le plus âgé reste coi. Bref, au bout d’une heure, sous un arbre, un second bateau arrive, et lorsque je veux enclencher la bassinée, il ne se passe rien. Je téléphone à VNF et je leur explique que les gendarmes… Le régulateur me répond que c’est normal, que l’écluse s’est mise en sécurité et qu’il m’envoie un agent et me demande jusqu’où je désire aller aujourd’hui. Ma réponse est toujours la même : »le plus loin possible » la réponse est que ce jour, justement, c’est jour de grève nationale et que je peux aller jusqu’à Dieue-sur-Meuse, soit 25 km plus loin.

On fait contre mauvaise fortune bon cœur, car sans la loi sur le service minimum, nous aurions du faire demi-tour.

Dix minutes plus tard, nous passons, avec derrière nous le voilier Allemand qui met un temps fou à sortir de l’écluse. Au bout d’un quart d’heure, il a disparu et j’avoue accélérer un peu pour faire l’écluse suivante seul. Pas bien hein!

C’est ce que nous faisons, et encore après, si bien qu’au bout de huit écluses, nous l’avons définitivement largué, ce qui semble bien arranger le jeune agent envoyé pour nous faire passer. Normalement il doit regrouper les bateaux, mais il explique à son chef que le second bateau n’est pas là et qu’il ne peut raisonnablement pas nous laisser attendre l’arrivée hypothétique du second bateau. Il a raison ce ne serait pas raisonnable de nous laisser attendre.

Comme nous avons pris de retard à cause de la grève, le régulateur nous promet de nous envoyer un agent le lendemain à 0830 pour nous faire gagner du temps. Voilà ce que j’appelle un service public !

Nous arrivons à Dieue-sur-Meuse vers 1515, effectuons un amarrage de pros, je bricole à nouveau la prise électrique, nous faisons le plein d’eau, et comme la mairie met cet emplacement gracieusement à la disposition des plaisanciers, nous décidons d’aller faire quelques courses dans le bourg. Première halte, la pharmacie, immense. Ensuite le bar-tabac d’où nous sortons pour nous rendre chez le boulanger, qui est fermé.

Déçus mais têtus, nous partons en expédition à la recherche du commerce alimentaire renseigné sur les panneaux directionnel, et nous ne trouvons rien. Comme le ciel commence à se couvrir, nous rentrons vite au bateau, juste à temps pour voir les premières gouttes s’écraser sur les vitres.

Bref, une journée calme, moins éprouvante que les autres, mais qui signifie encore du retard.

Tout de même, j’oubliais l’agression dont Christine a été victime alors qu’elle patientait sur le pont lors d’une bassinée. Nous étions tous deux à notre poste, moi à l’arrière et elle assise sur le toit à l’avant. Tout est calme, la pluie a cessé et les oiseaux chantent, tous sauf deux qui visiblement cherchent quelque chose d’autre, ils volent en paire, aile dans l’aile.

Nous ne le savons pas encore, mais il s’agit d’un apprenti bombardier en piqué et de son instructeur. Celui-ci s’écarte, reprend un peu d’altitude et sur un signe convenu entre eux, indique à son élève que tout est en ordre et qu’il peut y aller. Voilà le jeune apprenti qui monte et qui au sommet de son ascension se retourne et plonge à une vitesse folle. Moi, d’en bas je n’ai pas encore compris l’attaque et comme le bateau est désarmé je n’ose même pas imaginer que des oiseux nous ont pris pour cible somme si nous étions un porte avion durant la guerre du Pacifique. Il plonge toujours, et soudain je vois quelque chose qui se détache de son ventre et qui plonge vers le pont avant. Attendant l’explosion fatale, je rentre la tête dans les épaules et je me bouche les oreilles intérieurement, mais si c’est possible ! L’instant d’après, paf ! le projectile atteint la cuisse de Christine heureusement sans exploser, il devait s’agir d’une munition d’exercice !

J’entends la protestation de mon mousse, et je tchiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip désespéré de l’apprenti qui a raté son objectif, je pense qu’il visait la tête ! Quelle idée aussi de se promener en blonde sous les oiseaux. Encore heureux pour elle que l’élève était un petit et non pas un héron, car eux question style, c’est plutôt le bombardement stratégique avec un chapelet jaunâtre de plus d’un mètre de long.

Alors, si vous le permettez, nous allons réparer les dégâts. Je vous laisse jusqu’à demain. Ah oui, pas de photos aujourd'hui à cause des batteries de l'appareil qui sont plates comme ma bourse!

 

19:28 Écrit par alaro11 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |

26 mai 2010

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A neuf heures, nous quittons le quai, après avoir fait nos adieux à nos compagnons de route de la veille, ils remontent vers Metz et le Rhin et nous tournons à gauche pour suivre le canal de la Marne au Rhin avant de bifurquer vers le canal de la Meuse.

Dans la première partie, nous sommes montants avec des écluses piégeuses car l’eau passe par-dessus les portes amont en créant un courant violent qui prisonnier dans les parois du sas, se met à tourbillonner et en s’alliant avec le vent, s’amuse à nous placer du mauvais côté du sas. Il faut se battre avec et Paquita n’aime pas le vent dans le nez lorsqu’elle n’a pas de vitesse, il faut composer et trouver le bon réglage à chaque écluse. Il y en a seize à passer et lorsque la dernière apparaît, c’est pour annoncer un tunnel. Christine est contente, elle adore les tunnels en bateau, moi par contre, ce n’est pas trop mon truc, la concentration doit être permanente et profonde durant les six ou sept cent mètres de la traversée.

Mais à la sortie, nous sommes sur le canal de la Meuse, et donc la Meuse, car nous la voyons qui se tortille sur notre gauche, vient nous rejoindre et ensuite part se promener sur notre droite. Le canal de la Meuse est en fait un canal latéral, c’est-à-dire qu’il emprunte parfois le lit de la rivière et qu’il n’a pas de bief de partage. Nous sommes avalants et nous avons la priorité sur les bateaux montants, ce que ne comprennent pas la plupart des Hollandais que nous croisons, très vite, trop vite même, plantés qu’ils sont au milieu du chenal avec leurs gros « Linssens ». Au début, je me colle à la rive droite, mais au bout d’un temps, je fais comme eux, je reste au centre du chenal et ils finissent par s’écarter.

Soudain je constate que le moteur bâbord chauffe, il est monté à 90°C, ce qui n’est pas encore préoccupant, mais je réduis tout de même ce moteur ce qui rend le bateau nettement moins manœuvrant. Je pense que nous avons du avaler des saleté, car ici, en plus des grandes plantes qui poussent dans le canal, les riverains viennent jeter leurs déchets de tonte dans le canal, on faisait ça chez nous aussi il y a quelques années, mais c’est fini depuis que les gens ont pris conscience qu’il fallait éviter ce genre de comportement. Il faut dire qu'ils ont été aidés par des amendes qui n’étaient pas ridicules. Ici ils n’ont pas encore compris et nous naviguons dans une sorte de potage au cerfeuil, mais pas bien passé si vous voyez ce que je veux dire.

Voici enfin la halte, bien entendu, les bonnes places sont prises, par des… Hollandais, bravo ! Nous devons nous contenter du quai où il n’existe aucunes commodités.

On s’amarre vite mais bien fait, et nous partons en expédition dans cette jolie petite ville de Commercy afin d’y trouver un point de retrait d’argent, j’ai besoin d’être rassuré et d’avoir de quoi faire le plein éventuellement et aussi de trouver un tabac afin d’y acheter la drogue de ma blonde mousse.

Au retour, nous passons par le magasin « Aldi » à côté duquel nous sommes amarrés. Bref retour dans le monde civilisé, on achète du pain de mie, mais est-ce vraiment du pain ?

Arrivés au quai, nous constatons que devant nous, se trouve un petit bateau de huit mètres immatriculé en France, à Givet, des voisins quoi !

Le monsieur descend et vient vers nous, il nous dit qu’il est Belge également, un peu pour nous rassurer pense-t’il et me demande si je peux reculer mon bateau, je lui réponds par l’affirmative et alors que je commence à m’exécuter, voilà que le flying Dutchman arrêté derrière nous en occupant la place d’une péniche nous fait signe qu’il va bouger, nous étions déjà occupés à commenter notre amour pour nos voisins envahisseurs du nord, là où poussent les tulipes et le gouda. A mon avis, il devait être au magasin en même temps que nous et il a du entendre mes commentaires sur son comportement et celui de la plupart de ses compatriotes. Il bouge donc son paquebot et je donne un coup de main à nos compatriotes pour amarrer leur bateau.

Le patron me raconte qu’il a des problèmes de surchauffe moteur, un sortilège anti Belges ? Non, lui aussi a avalé de la soupe et il a même fait sortir son bateau de l’eau, dont coût de 350 euros. Mais le problème continue. Pendant que je me prépare à démonter mes filtres et ma pompe bâbord, il démonte la sienne et vient m’annoncer qu’elle était fêlée, ce qui est la cause de ses soucis.

Moi, je commence à démonter et à ranger mes pièces pour ne pas les voir tomber à fond de cale. La pompe n’a rien, elle est comme neuve, mais elle n’a plus de joint, heureusement j’en ai. Comme la pompe est intacte, je tire la conclusion que le problème se situe avant et je me prépare à démonter la durite d’arrivée d’eau. Quelle surprise lorsque je pose ma clé de 8 sur le collier, de voir celui-ci tourner sur lui-même !

Encore un coup des ouvriers espagnols de Tarragone, le collier n’était simplement pas serré. Pourquoi faire puisque la durite tenait toute seule ! En plus il fait si chaud qu’il ne faut pas forcer, ce n’est pas bon pour la santé.

Bref, je remonte tout, avec un nouveau joint, je teste. Ok, tout est en ordre !

Terminé pour ce jour.S7304516redS7304519redS7304520redS7304521redS7304522redS7304523redS7304525redS7304527redS7304531redS7304532redS7304535redS7304538redS7304539redS7304541redS7304540red

07:35 Écrit par alaro11 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tunnel, plaisance, paquita, fouge, canal de la meuse | | |  Facebook | |  Imprimer |

09/06/2010

25 mai 2010

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Ce matin on quitte Charmes pour la dernière partie du canal de la Saône avant d’aborder un bout de Moselle jusqu’à Toul, puis un bout du canal de la Marne au Rhin et enfin le canal de la Meuse, autrefois appelé « canal de l’est branche nord ».

La routine des écluses successives s’installe à nouveau, avec un Suédois derrière nous, son bateau à le même âge que le nôtre et il est heureux de voir un « Storebro » sur les eaux intérieures. Son bateau ne marche pas vite et nous les attendons aux premières écluses, ensuite il accélère et nous feront trente écluses dans la journée.

A la première écluse géante, 7,5 mètres de chute, l’amarre arrière se coince dans une fissure et je me résouds à la couper, quand Christine se propose de grimper à l’échelle et d’aller la décoincer. Je ne peux pas bouger du bateau et elle grimpe, elle qui a le vertige, elle me lance l’amarre et redescend, mais le bateau s’est écarté et je le ramène au moteur contre la paroi du bajoyer, je guide le pied de Christine sur le pont et la voilà à bord. Elle me raconte que vu d’en haut, le bateau lui a semblé si petit qu’à la descente elle me demandait de lui parler, ce que je n’entendais pas puisque j’étais aux commandes pour coller le bateau elle à vaincu sa peur, chapeau!

On continue, mais voilà que le soir tombe et il nous faut trouver un endroit pour nous reposer, un premier essai le long de la berge se révèle trop dangereux, et nous nous retrouvons aux portes de Toul, amarrés à un quai sablier, avec comme compagnie, nos Suédois, une excavatrice et un bobcat.

Au loin l’orage gronde et les avions de chasse rugissent. Ou le contraire…

Il faut dormir, la fatigue nous submerge comme une vague géante. Nous sommes avalés par la nuit.

Demain il faudra sortir la tête des rêves pour continuer.


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20:19 Écrit par alaro11 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | |  Imprimer |